Les djihadistes de Boko Haram ont mené une attaque dans la région du lac Tchad, à la frontière du Nigeria et tué une quarantaine de militaires tchadiens, suscitant une contre-offensive des forces de N'Djamena.
Cette attaque sur une base militaire située à Barkaram, une île située à l'ouest de Ngouboua «a tragiquement fait une quarantaine de morts parmi nos soldats», a annoncé la présidence tchadienne dans un communiqué publié lundi.
Le président Mahamat Idriss Deby Itno s'est rendu sur place tôt dans la matinée et «a donné le coup d'envoi de l'opération Haskanite pour poursuivre et traquer les assaillants jusque dans leurs derniers retranchements», selon ce communiqué qui ne précise pas quelles forces ont été mobilisées. «Une garnison abritant plus de 200 militaires a été prise pour cible par les éléments de Boko Haram à 22 heures. Les éléments de BH ont pris le contrôle de cette garnison, récupéré les armes et brûlé des véhicules équipés d'armes lourdes avant de repartir», selon des sources locales jointes par l'AFP.
L'attaque surprise a fait une vingtaine de blessés, selon des sources militaires. Parmi les morts, figure le commandant de l'unité, selon un officier supérieur tchadien qui a requis l'anonymat. «Les éléments de Boko Haram ont eu le temps de récupérer des munitions et du matériel avant de se retirer», selon la même source. «Nous avons beaucoup de pertes certes mais la situation est sous contrôle et nos forces sont sur place à la poursuite de l'ennemi», a déclaré à l'AFP le gouverneur de la région du Lac, rapporte l'APA.