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Responsable de l’Église catholique romaine : De nouvelles possibilités se sont ouvertes pour notre coopération avec l’Azerbaïdjan – ENTRETIEN

Responsable de l’Église catholique romaine : De nouvelles possibilités se sont ouvertes pour notre coopération avec l’Azerbaïdjan – ENTRETIEN
# 30 juillet 2026 11:57 (UTC +04:00)

Entretien de Son Excellence Monseigneur Giovanni Cesare Pagazzi, Archevêque archiviste et bibliothécaire de la Sainte Église Romaine, accordé à l’APA :

Tout d’abord, nous vous remercions d’avoir accepté notre proposition d’entretien. Vous avez effectué une visite en Azerbaïdjan il y a quelque temps. Pourriez-vous partager vos impressions générales concernant ce déplacement ? Comment évaluez-vous les résultats de votre visite et que pouvez-vous dire au sujet des rencontres organisées dans ce cadre ?

— Notre délégation était composée du préfet des Archives apostoliques du Vatican, du préfet de la Bibliothèque apostolique vaticane et de moi-même. Nous sommes tous les trois repartis d’Azerbaïdjan avec un profond sentiment de satisfaction. Nous avons découvert un peuple doté d’une histoire ancienne, mais également moderne, d’une grande dignité et d’une riche culture. Les résultats de cette visite sont très prometteurs. D’une part, ce déplacement a permis de renforcer davantage les relations déjà solides entre les deux institutions vaticanes que je dirige et la République d’Azerbaïdjan ; d’autre part, il a permis d’identifier de nouvelles pistes de coopération pour l’avenir.

— Comment évaluez-vous les relations entre l’Azerbaïdjan et le Saint-Siège ? Selon vous, dans quels domaines existe-t-il un potentiel d’élargissement de la coopération dans les années à venir ?

— Du point de vue des deux institutions vaticanes que je dirige — les Archives apostoliques du Vatican et la Bibliothèque apostolique vaticane — ces relations sont très bonnes et porteuses de perspectives. Elles reposent avant tout sur une coopération culturelle. En raison de sa position géographique, l’Azerbaïdjan est un lieu de rencontre entre différents peuples et différentes cultures. C’est précisément cette caractéristique qui permet à l’Azerbaïdjan de mieux comprendre l’importance des Archives apostoliques du Vatican et de la Bibliothèque apostolique vaticane, qui préservent et valorisent non seulement la mémoire de l’Église, mais aussi celle de l’humanité tout entière.

- Au cours des 15 dernières années, une coopération étroite s’est instaurée entre la Fondation Heydar Aliyev et le Vatican, avec la réalisation de plusieurs projets couronnés de succès. Comment évaluez-vous cette coopération ? Selon vous, quelles sont les principales valeurs qui unissent les deux parties ?

- Le soutien réfléchi et généreux apporté par la Fondation Heydar Aliyev aux Archives apostoliques du Vatican et à la Bibliothèque apostolique vaticane a contribué, au cours de la période écoulée et encore aujourd’hui, à la réalisation de plusieurs projets importants. Je considère que le processus même d’élaboration des accords de projet, au cours duquel les besoins et les sensibilités des parties sont pris en compte dans un esprit de respect mutuel, constitue un signe d’amitié. Ce sont précisément de telles relations d’amitié qui donnent naissance à de magnifiques résultats bénéfiques pour tous les participants.

- L’Azerbaïdjan encourage activement le dialogue interreligieux et interculturel et organise, avec ses partenaires internationaux, des conférences et des forums dans ce domaine. Ces initiatives sont hautement appréciées par le Saint-Siège. À Bakou, des conditions favorables ont été créées pour la communauté catholique, et l’église de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie fonctionne avec le soutien de l’État. Selon vous, quelles initiatives concrètes pourraient être mises en œuvre afin de renforcer davantage le partenariat entre l’Azerbaïdjan et le Saint-Siège ?

- Je ne peux parler que du point de vue des deux institutions que je dirige. La culture est un vaste espace public, ouvert et accueillant, dans lequel les peuples, les individus et toutes les parties animées de bonnes intentions peuvent apprendre à se connaître et à s’apprécier mutuellement. Ceux qui contribuent à créer et à préserver cet espace contribuent également au renforcement du dialogue interreligieux et de la paix.

- En Azerbaïdjan, un riche patrimoine religieux chrétien est préservé et restauré par l’État. Par ailleurs, sur instruction du président Ilham Aliyev, la construction d’une deuxième église catholique à Bakou, dédiée à Saint Jean-Paul II, est actuellement en cours. Comment évaluez-vous ces initiatives et quel message transmettent-elles, selon vous, quant à l’engagement de l’Azerbaïdjan en faveur du dialogue interreligieux et de la tolérance religieuse ?

L’existence d’une institution officielle de l’État chargée de promouvoir le dialogue entre les communautés religieuses présentes sur le territoire de l’Azerbaïdjan montre la volonté de l’État de considérer chaque religion comme un véritable partenaire libre. Toute religion ne peut exercer ses activités librement que lorsque son développement naturel dans la société est respecté et que ses demandes légitimes, formulées dans le cadre de la loi, sont examinées par l’administration publique sur la base d’un principe juridique appliqué de manière égale à tous les citoyens.

- La Bibliothèque apostolique vaticane conserve certains des manuscrits et documents les plus précieux de l’histoire de l’humanité. Selon vous, quels sont les trésors les plus remarquables de cette institution ? La bibliothèque conserve également des manuscrits liés à l’Azerbaïdjan et à la région. En outre, les Archives apostoliques du Vatican abritent des correspondances entre les papes de Rome et des souverains médiévaux azerbaïdjanais, notamment Shah Ismail Khatai, fondateur et souverain de l’État safavide. Quelle est l’importance historique de ces documents ? Dans le cadre d’une future coopération culturelle et scientifique, serait-il possible de transmettre à l’Azerbaïdjan des copies de ces correspondances ?

- Votre question confirme une nouvelle fois un point important que j’ai déjà souligné : les Archives apostoliques du Vatican et la Bibliothèque apostolique vaticane ne sont pas seulement la mémoire de l’Église, mais celle du monde entier. Par conséquent, soutenir de telles institutions revient en réalité à prendre soin de la mémoire historique de son propre peuple. Je pense que, dans le cadre de la coopération scientifique déjà existante et dans le plein respect de la législation en vigueur du Saint-Siège, la possibilité de partager à l’avenir des copies de certains documents pourra être examinée.

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