L’Iran a rejeté la proposition d’Oman concernant une gestion régionale conjointe du détroit d’Hormuz.
Cette information a été rapportée à l’agence Reuters par un haut responsable iranien.
Selon les informations disponibles, cette décision réduit les espoirs de parvenir à une solution à la crise qui, depuis plusieurs mois, paralyse le commerce via le golfe Persique.
Il est indiqué qu’Oman avait proposé un nouvel accord régional visant à réduire les tensions autour du détroit stratégique d’Hormuz, par lequel transitaient environ un cinquième des livraisons mondiales de pétrole et de gaz naturel liquéfié avant les frappes menées contre l’Iran par les États-Unis et Israël en février.
Cependant, Téhéran a estimé que l’initiative avait peu de chances d’aboutir et a refusé de l’accepter.
Selon le responsable iranien, les États-Unis et l’Arabie saoudite font pression sur Oman afin de mettre en œuvre des « plans éloignés de la réalité » concernant le détroit d’Hormuz.
Il a déclaré que l’Iran insiste pour conserver le contrôle total de la voie d’entrée du détroit ainsi qu’une partie de la voie de sortie.
Le responsable a ajouté qu’un mécanisme de contrôle conjoint du détroit d’Hormuz avec Oman selon le principe d’un partage 50/50 ne correspondait pas aux intérêts de l’Iran. Il a toutefois souligné que Téhéran considère Oman comme un voisin précieux.
Par ailleurs, le Corps des gardiens de la révolution islamique d’Iran (CGRI) a affirmé que ses forces avaient frappé trois pétroliers et les avaient contraints à s’arrêter après qu’ils eurent ignoré des avertissements concernant leur déplacement sur une « route dangereuse et illégale » dans le détroit d’Hormuz.