La Russie suivra de près l’issue de la rencontre entre le président américain Donald Trump et le président ukrainien Volodymyr Zelensky en marge du sommet de l’OTAN à Ankara, a déclaré mardi le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.
S’exprimant lors d’une conférence de presse à Addis-Abeba, la capitale de l’Éthiopie, Lavrov a indiqué que Moscou observerait ces discussions après les assurances reçues lors du sommet russo-américain de l’année dernière à Anchorage, en Alaska.
Selon Lavrov, la Russie a accepté les « propositions de compromis » américaines lors de la réunion en Alaska après les avoir examinées, et on lui a assuré que Zelensky suivrait les recommandations de Washington.
« Nous verrons comment se terminera la rencontre lors du sommet de l’OTAN à Ankara », a-t-il déclaré.
Trump avait précédemment déclaré qu’il pensait que Moscou et Kiev étaient toutes deux intéressées par un règlement et avait indiqué que le conflit ukrainien serait abordé lors du sommet de l’OTAN des 7 et 8 juillet.
Lavrov a fait valoir que les pays occidentaux participaient directement au soutien de l’armée ukrainienne par le biais de livraisons d’armes, de partage de renseignements, d’assistance par satellite et de frappes ciblées.
« Ils disent qu’ils ne sont pas en guerre contre nous mais c’est de la mauvaise foi », a déclaré Lavrov, affirmant que du personnel militaire occidental participait depuis longtemps au soutien des opérations ukrainiennes.
Le ministre russe des Affaires étrangères a déclaré que l’Europe développait sa production de défense pour continuer à approvisionner l’Ukraine tout en soutenant sa propre base industrielle.
Commentant les récentes déclarations du secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, exhortant les alliés à investir davantage dans la production de défense, Lavrov a critiqué le renforcement militaire de l’alliance et a déclaré qu’une course aux armements ne permettrait finalement pas d’atteindre la supériorité.
Sur le champ de bataille, Lavrov a mis en avant la proposition russe visant à permettre à l’Ukraine de récupérer les corps des soldats ukrainiens à Kostiantynivka, y voyant une preuve étayant l’affirmation de Moscou selon laquelle les forces russes contrôlent la ville.
Il a déclaré que le refus de cette proposition par l’Ukraine montrait que Kiev n’était pas disposée à récupérer les dépouilles de ses militaires tombés au combat.