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Aveu concernant les fosses communes : la directrice générale de l’ICMP confirme les vérités que l’Azerbaïdjan affirme depuis des années- COMMENTAIRE

Aveu concernant les fosses communes : la directrice générale de l’ICMP confirme les vérités que l’Azerbaïdjan affirme depuis des années- COMMENTAIRE
# 04 juillet 2026 12:30 (UTC +04:00)

La conférence internationale organisée à Bakou sur le thème « Les approches modernes de la résolution de la question des personnes disparues et le renforcement de la coopération » a revêtu une importance particulière en ce qu’elle a permis de remettre au centre de l’attention internationale les crimes graves commis lors de l’agression militaire de l’Arménie contre l’Azerbaïdjan.

La déclaration de la directrice générale de la Commission internationale pour les personnes disparues (ICMP), Kathryne Bomberger, lors de la conférence et dans son entretien accordé à l’APA, selon laquelle « il existe encore des fosses communes et des sépultures clandestines supplémentaires qui restent à localiser et à fouiller », est considérée comme un message important, en parfaite concordance avec les faits que l’Azerbaïdjan s’efforce de porter à la connaissance de la communauté internationale depuis de nombreuses années.

L'existence de fosses communes est désormais également confirmée sur le plan international

À l'issue de la première guerre du Karabakh, l'Azerbaïdjan a enregistré 4 010 personnes comme portées disparues. Depuis de nombreuses années, les autorités de Bakou affirment qu'une part importante de ces personnes a été tuée après avoir été faite prisonnière ou prise en otage, puis enterrée dans des fosses communes ou des sépultures clandestines. Les fosses communes découvertes ces dernières années dans les territoires libérés de l'occupation viennent également étayer ces affirmations.

C'est dans ce contexte que les déclarations du directeur de l'ICMP revêtent une importance particulière. Elles ne constituent pas seulement une évaluation technique, mais montrent également que l'hypothèse de l'existence de nombreuses fosses communes et sépultures clandestines encore non découvertes dans la région est reconnue au niveau des experts internationaux. Cela représente un nouvel élément indiquant que la position défendue depuis des années par l'Azerbaïdjan bénéficie également d'un soutien sur la scène internationale.

L'Arménie se soustrait à ses obligations humanitaires

Bien que l'Azerbaïdjan, en tant qu'État victorieux, ait promu un agenda de paix dans la période post-conflit, les questions humanitaires ne sont toujours pas entièrement résolues.

L'un des problèmes les plus graves est que l'Arménie n'a toujours pas fourni à l'Azerbaïdjan les informations concernant l'emplacement des fosses communes et des sépultures clandestines.

Cette situation retarde l'établissement de la vérité que des milliers de familles attendent depuis des décennies. Par ailleurs, le fait que l'Arménie ait longtemps refusé de remettre les cartes des champs de mines montre que la coopération en matière humanitaire n'a pas encore atteint le niveau souhaité. Or, une paix durable ne peut être assurée uniquement par des accords politiques ; elle exige également la résolution des problèmes humanitaires.

Les technologies de l’ADN au service de la vérité

Kathryne Bomberger a indiqué que la Commission internationale pour les personnes disparues (ICMP) apporte actuellement son soutien à l’Azerbaïdjan dans le domaine des analyses ADN. Elle a souligné que l’organisation possède une expertise unique dans l’extraction de l’ADN à partir de restes osseux demeurés enterrés pendant de nombreuses années. Selon elle, il existe encore d’autres fosses communes et sépultures clandestines qui doivent être localisées et exhumées, et des formations supplémentaires sont prévues dans ce domaine.

Cette coopération ne se limite pas à une assistance technique. L’identification fondée sur l’ADN permet de déterminer scientifiquement l’identité de chaque dépouille, d’apporter des réponses précises aux familles et de constituer une base de preuves fiable pour de futures enquêtes judiciaires.

Une base de données au service de la paix

Dans son intervention comme dans son entretien, Kathryne Bomberger a particulièrement insisté sur l’importance de la base de données que l’Azerbaïdjan et l’Arménie envisagent de mettre en place. Selon elle, ce système renforcera la coopération entre les institutions des deux États et permettra, à l’avenir, le partage d’informations relatives aux fosses communes et aux sépultures clandestines, aux zones où pourraient se trouver des personnes disparues, ainsi qu’à d’autres données pertinentes.

La référence à l’expérience de l’ex-Yougoslavie n’est pas fortuite. Ce modèle montre que, même de nombreuses années après un conflit, l’échange d’informations peut contribuer de manière décisive à permettre à des milliers de familles de connaître la vérité et à favoriser l’instauration d’un climat de confiance.

La nécessité d’une évaluation juridique concernant le génocide commis contre les Azerbaïdjanais devient de plus en plus actuelle

L’enlèvement de civils azerbaïdjanais pendant la Première guerre du Haut-Karabakh, la dissimulation de leur sort ultérieur et la découverte de fosses communes dans les territoires libérés de l’occupation sont des questions qui exigent une enquête extrêmement sérieuse au regard du droit international humanitaire.

Les déclarations du directeur de l’ICMP et les faits révélés jusqu’à présent remettent une nouvelle fois à l’ordre du jour la nécessité d’un examen plus rigoureux, sur le plan du droit international, des accusations que l’Azerbaïdjan a formulées pendant de nombreuses années. Les éléments concernant l’exécution systématique d’Azerbaïdjanais en raison de leur appartenance ethnique et leur inhumation dans des fosses clandestines montrent l’importance de qualifier objectivement ces crimes dans le cadre du droit international. En d’autres termes, les aveux de Bomberguer et les faits existants permettent d’affirmer que des actes de génocide auraient été commis contre les Azerbaïdjanais par l’Arménie et les formations armées arméniennes pendant la Première guerre du Haut-Karabakh.

Le droit des familles à connaître la vérité

Bomberguer a souligné que les États ont l’obligation non seulement d’enquêter sur le sort des personnes disparues, mais aussi de garantir aux familles leur droit de connaître la vérité, d’obtenir justice et de recevoir une compensation.

Dans ce contexte, le nouveau système de gestion de l’information créé en Azerbaïdjan renforcera la transparence du processus, permettra aux familles de suivre les informations concernant leurs proches et accélérera le processus d’identification.

La conférence internationale tenue à Bakou a montré que la question des personnes disparues n’est plus seulement un problème humanitaire, mais également une question directement liée au droit international, à la justice et à la paix régionale. Les propos du directeur de l’ICMP peuvent être interprétés comme un signal important indiquant que les positions de l’Azerbaïdjan, exprimées depuis des années concernant les fosses communes, le sort des disparus et la nécessité de faire la lumière sur la vérité, sont désormais davantage prises en compte au niveau international.

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