Trois membres de l'association à l'origine de la mobilisation contre la vie chère en Martinique ont été interpellées jeudi 21 novembre, dix jours après leur irruption dans la résidence du préfet durant une visite ministérielle, a indiqué jeudi 21 novembre le parquet de Fort-de-France à l'AFP.
Ces trois personnes «ont été placées en garde à vue» jeudi pour «des chefs de violation de domicile (intrusion dans la résidence préfectorale), atteinte à la vie privée et actes d'intimidation», a indiqué Odile de Fritsch, la procureure de la République adjointe de Fort-de-France.
«Instrumentalisation de la justice»
Rodrigue Petitot a été interpellé le lendemain de l'incident puis placé sous contrôle judiciaire après 48 heures de garde à vue. Le tribunal correctionnel de Fort-de-France a renvoyé son procès au 21 janvier. Dans un communiqué, le RPPRAC a dénoncé jeudi l'interpellation de ses trois membres.
«Sans qu'il n'y ait eu au préalable de convocations», les forces de l'ordre ont procédé «à des interpellations musclées et des perquisitions aux domiciles de membres du RPPRAC, notamment celui de Gwladys Roger, trésorière», a-t-il indiqué. Ils «ne sont pas des fugitifs», ajoute le communiqué, qui dénonce «l'instrumentalisation de la justice» et l'emploi de moyens «totalement disproportionnés, (qui) visent à discréditer les membres de l'association.»
Des émeutes ont éclaté à plusieurs reprises en marge de la mobilisation contre la vie chère lancée début septembre par le RPPRAC en Martinique, où les produits alimentaires sont en moyenne 40% plus chers que dans l'Hexagone, selon l'Insee, rapporte l'APA.