« La résolution de la crise du logement passe par le financement national. »
« APA-Economics » rapporte que cette déclaration a été faite par la directrice exécutive d’ONU-Habitat, Anacláudia Rossbach, lors de la session intitulée « Un nouvel accord pour le financement du logement », organisée dans le cadre du WUF13.
Elle a indiqué que, pour résoudre la crise du logement, il faut avant tout parvenir à un consensus au sein de la société sur le type de modèle résidentiel à mettre en place. Selon Rossbach, il existe une grande différence entre les projets favorisant l’urbanisation et un modèle urbain plus compact et équilibré, ce qui a un impact direct sur les coûts financiers.
Anacláudia Rossbach a souligné que le terrain constitue l’élément le plus coûteux de la chaîne de valeur du logement et que la création d’un habitat intégré dans les centres urbains nécessite des ressources financières plus importantes.
La directrice d’ONU-Habitat a déclaré que l’utilisation des terrains publics pourrait considérablement réduire la charge du financement du logement : « Si l’État dispose de terrains, une grande partie de notre problème est résolue. »
Elle a insisté sur le fait qu’aucun pays n’a réussi à résoudre durablement le problème du logement uniquement grâce au financement international : « Le rôle principal revient au financement interne. »
Anacláudia Rossbach, citant les exemples de la Chine, du Brésil, de la Colombie, du Mexique, du Chili et de l’Inde, a indiqué que les politiques de logement réussies ont été construites grâce à l’épargne publique, aux fonds coopératifs, à l’épargne des travailleurs et aux mécanismes fiscaux.