Marine Le Pen a annoncé mardi soir sur TF1 sa candidature à l’élection présidentielle, malgré sa condamnation pour détournement de fonds, contre laquelle elle entend se pourvoir en cassation pour «suspendre les effets» de cette décision et ainsi «faire campagne sans bracelet électronique».
«Nous allons très rapidement, Jordan Bardella et moi-même, démarrer cette campagne présidentielle», a-t-elle également déclaré, évoquant une nouvelle fois un «binôme», un «couple politique» avec le président du Rassemblement national, qui sera son premier ministre en cas de victoire.
Ce maintien de candidature a été vertement critiqué par ses concurrents à l’Élysée. Gabriel Attal a pointé la «dimension morale» d’une candidate «condamnée à deux reprises» pour «détournement de fonds publics». Marine Le Pen devra «expliquer» ce «reniement» aux Français, qui «trancheront», a pour sa part réagi Édouard Philippe sur France 2. Le secrétaire général des Républicains (LR) Othman Nasrou a accusé la candidate du RN de «prendre la démocratie en otage» et de «fragiliser les institutions» avec ce «revirement» qui «abîme la confiance des Français envers la politique».
Marine Le Pen et Jordan Bardella caracolent tous deux depuis des mois en tête des sondages, au-delà des 30% d’intentions de vote en vue du scrutin programmé les 18 avril et 2 mai 2027. (Le Figaro)