« Nous avons appris par le journal The Times qu’une telle rencontre avait eu lieu à Bakou. Nous n’en avions pas été informés. Bien entendu, nous avons pris au sérieux l’article publié dans un média aussi prestigieux et nous avons mené une enquête à ce sujet. »
Selon le correspondant de l’agence APA envoyé à Berlin, le président Ilham Aliyev a fait cette déclaration lors d’une conférence de presse conjointe avec le chancelier allemand Friedrich Merz, en réponse à une question concernant une éventuelle rencontre à Bakou entre des représentants de l’Allemagne et de la Russie.
Le chef de l’État a indiqué qu’avant son arrivée à Berlin hier, il avait demandé des informations au Service national des frontières de l’Azerbaïdjan :
« La présence simultanée en Azerbaïdjan des personnes mentionnées dans l’article du journal The Times a été confirmée. Le 12 juillet, deux personnalités connues sont arrivées à Bakou par le vol Berlin-Bakou : l’une d’elles est M. Pofalla, ancien chef de l’administration de Mme Merkel, et l’autre M. Platzek. Ils sont repartis le 14 juillet.
Parallèlement, le 12 juillet, l’ancien Premier ministre russe M. Zoubkov et le chef du Conseil auprès du président de la Fédération de Russie pour la société civile et les droits de l’homme, M. Fadeïev, sont arrivés à Bakou depuis Moscou. L’un est reparti le 13 juillet et l’autre le 14 juillet.
Nous n’avons reçu aucune information à ce sujet de la part de l’Allemagne ou de la Russie. Autrement dit, notre territoire a simplement été utilisé sans que nous en soyons informés.
Quant à savoir si une telle rencontre a effectivement eu lieu ou non, je ne peux rien affirmer de concret, car nous ne l’avons pas vue. Mais les données sur les vols que j’ai mentionnées permettent de penser qu’une telle rencontre secrète a bien eu lieu à Bakou.
Si cette rencontre devait contribuer à mettre fin à la guerre russo-ukrainienne, bien entendu, nous nous en félicitons. »
Le président Ilham Aliyev a une nouvelle fois souligné que, quoi qu’il arrive, la guerre devait cesser immédiatement :
« Notre objectif est que la guerre prenne fin et que la paix soit assurée dans la région. »