Le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré que de nombreux problèmes avaient été résolus dans les relations de son pays avec les États voisins et que les relations s’étaient considérablement améliorées par rapport à auparavant.
Selon le bureau de l’APA à Téhéran, Pezeshkian a indiqué, dans la dernière partie d’une interview télévisée, que, dans le contexte de guerre actuel dans la région, Israël et les États-Unis tentent de mobiliser les pays du Golfe contre l’Iran, tandis que Téhéran cherche à empêcher cela.
Le président iranien a également déclaré que les États-Unis et Israël tentaient d’exploiter les divisions internes en Iran.
Selon Pezeshkian, l’Iran n’est pas le pays qui a déclenché la guerre et, lorsque les combats ont commencé, des négociations étaient en cours. Il a affirmé que, malgré les calculs de la partie adverse, les événements ne se sont pas déroulés comme celle-ci l’avait prévu.
Le président iranien a également déclaré que les États-Unis avaient lancé des frappes contre l’Iran depuis le territoire de pays de la région. Selon lui, Téhéran ne souhaite pas prendre pour cible les pays voisins et amis et ne riposte que depuis les directions à partir desquelles l’Iran a été attaqué.
Pezeshkian a également critiqué la position des pays européens concernant le mécanisme de « snapback », estimant que celle-ci montre que la capacité des Européens à prendre des décisions indépendantes est limitée.
Le président iranien a évoqué l’accord signé à Istanbul, affirmant que celui-ci avait permis de mettre fin à la guerre au Liban et avait également abouti à la levée de certaines sanctions ainsi qu’au retour de fonds appartenant à l’Iran.
Pezeshkian a également évoqué l’accord concernant le détroit d’Hormuz. Il a déclaré que, l’autre partie n’ayant pas respecté une partie de ses engagements, l’Iran avait réagi en conséquence.
Le président iranien a cité les relations entre les États-Unis et la Chine comme exemple, soulignant que Washington ne menait pas de guerre contre Pékin et que les problèmes avec la Chine pouvaient être résolus par la voie des négociations.
Pezeshkian a ajouté que l’Iran n’avait pas renoncé à ses droits et qu’il défendrait l’accord conclu. Il a également souligné qu’Israël avait intérêt à la poursuite de la guerre dans la région.
Enfin, le président iranien a démenti les informations faisant état de sa démission et a déclaré qu’il ne quitterait pas ses fonctions.