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Les divergences au sein de l’UE concernant l’adoption de sanctions contre la Russie se poursuivent même après Orban

Les divergences au sein de l’UE concernant l’adoption de sanctions contre la Russie se poursuivent même après Orban
# 22 juillet 2026 11:46 (UTC +04:00)

Les ambassadeurs des pays de l’UE tenteront aujourd’hui une nouvelle fois de parvenir à un accord sur le 21ᵉ paquet de sanctions contre la Russie.

Selon les informations publiées par le journal POLITICO, bien que Viktor Orbán, l’ancien Premier ministre hongrois, ait longtemps été considéré comme le principal obstacle à l’adoption de sanctions sévères contre la Russie, les divergences au sein de l’Union européenne n’ont pas disparu après son départ du pouvoir.

Après l’arrivée au pouvoir de Peter Magyar à la place d’Orbán et le fait que Budapest ne bloque désormais plus les sanctions, plusieurs États membres ont commencé à exprimer ouvertement leur opposition à l’adoption de mesures plus dures contre la Russie.

Lors des discussions sur le 21ᵉ paquet de sanctions présenté par la Commission européenne en juin, plusieurs mesures concernant les secteurs de l’énergie, de la transformation du poisson, de la banque et du transport maritime ont été affaiblies ou complètement retirées.

Après l’adoption de 20 paquets de sanctions jusqu’à présent, l’UE entre désormais davantage en conflit avec les intérêts économiques nationaux de certains États membres, ce qui rend la recherche d’un compromis plus difficile.

La Grèce s’est opposée à l’interdiction du transport, via des entreprises européennes, du gaz naturel liquéfié russe vers des pays tiers.

L’Autriche, quant à elle, a soulevé la question des actifs de la banque Raiffeisen en Russie.

À la suite des objections de plusieurs pays, la proposition visant à mettre progressivement fin aux importations de poisson en provenance de Russie a également été retirée du paquet.

En outre, les dispositions concernant l’inscription du patriarche Kirill, chef de l’Église orthodoxe russe, sur la liste des sanctions, ainsi que l’instauration de restrictions de visa pour d’anciens militaires russes, ont été affaiblies ou supprimées du texte final à la suite des objections de certains États membres.

Toutefois, si le paquet est adopté, il prévoirait l’exclusion de dizaines de banques russes du système SWIFT ainsi que l’interdiction d’entrée dans l’UE pour plus de 250 personnes.

Comme le souligne le journal, ces concessions montrent que les attentes selon lesquelles le départ d’Orbán faciliterait considérablement le renforcement de la pression économique contre Moscou ne se sont pas confirmées.

Dans l’article, un diplomate européen anonyme est cité déclarant : « Orbán était un interlocuteur difficile, mais il n’a jamais bloqué des paquets de sanctions entiers. »

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