Les frappes réciproques entre les États-Unis et l’Iran ont commencé à s’étendre à une zone géographique beaucoup plus vaste. Le 12 juillet, l’Iran a annoncé avoir visé, à l’aide de missiles et de drones, des installations militaires américaines situées à Bahreïn, au Koweït, au Gatar, à Oman et en Jordanie.
Une alerte aux missiles a également été signalée aux Émirats arabes unis. Selon Reuters, les dernières attaques ont considérablement élargi l’ampleur du conflit.
Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) affirme avoir frappé un centre de commandement et de contrôle ainsi que des hangars pour drones sur une base américaine en Jordanie, un site radar au Koweït, des plateformes servant les forces américaines à Oman, ainsi qu’un centre de maintenance d’aéronefs militaires au Gatar. L’ensemble de ces informations n’a toutefois pas été confirmé par les États-Unis.
Le Gatar a indiqué avoir intercepté les missiles iraniens. La chute de débris de missiles a blessé trois personnes, dont un enfant. Bahreïn a annoncé avoir neutralisé plusieurs attaques aériennes, le Koweït a déclaré avoir intercepté des missiles et des drones, tandis qu’Oman a indiqué que certains sites avaient été touchés par des drones. En Jordanie, la chute de trois missiles iraniens a provoqué des dégâts mineurs, sans faire de victimes.
Cette nouvelle phase de l’escalade a commencé après que l’Iran a frappé le porte-conteneurs GFS Galaxy, battant pavillon chypriote, dans le détroit d’Hormuz. La salle des machines du navire a subi de graves dommages. Les 23 membres d’équipage ont été secourus, mais un marin de nationalité indienne est porté disparu.
En réponse, les États-Unis ont mené des frappes de grande ampleur sur le territoire iranien. Selon le Commandement central américain (CENTCOM), environ 140 cibles ont été frappées en une seule nuit, notamment des positions de missiles et de drones, des installations navales, des dépôts de munitions, des réseaux de communication et des postes de surveillance côtière. Au cours des trois dernières nuits, le nombre total de sites iraniens visés dépasserait les 300.
L’Iran a annoncé la fermeture du détroit d’Hormuz jusqu’à nouvel ordre, précisant qu’il resterait fermé tant que l’intervention américaine dans la région ne prendra pas fin. Téhéran a averti que tout navire empruntant une route non autorisée ou traversant le détroit sans autorisation préalable pourrait être pris pour cible.
De son côté, le Commandement central américain a affirmé que l’Iran ne contrôlait pas le détroit et que la navigation commerciale se poursuivait. Le centre dirigé par la marine américaine a recommandé aux navires d’emprunter une route méridionale élargie, au plus près des côtes d’Oman.