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Inde a menacé de mort à quatre reprises un défenseur des droits humains coopérant avec l’ONU -rapport de l’ONU

Inde a menacé de mort à quatre reprises un défenseur des droits humains coopérant avec l’ONU -rapport de l’ONU
# 05 août 2026 18:32 (UTC +04:00)

Le président de la Fédération sikh du Canada, Moninder Singh Bual, défenseur reconnu des droits humains et collaborateur étroit du Groupe d’initiative de Bakou (GIB), a adressé des appels aux organisations internationales et présenté des documents officiels. Les projets d’attentat visant directement sa vie et celle de sa famille, ainsi que les faits de répression transnationale qui lui sont attribués, ont suscité de sérieuses discussions au niveau international.

Selon une information communiquée à l’APA par le GIB, un rapport récemment rendu public des rapporteurs spéciaux des Nations unies indique que Moninder Singh Bual a reçu officiellement à quatre reprises, depuis 2022, des « avertissements concernant une menace de mort » de la part des services de sécurité canadiens, en raison de son engagement international en faveur du droit des sikhs à l’autodétermination.

La quatrième notification officielle, la plus récente, lui a été remise directement à son domicile le 22 février 2026. D’après le rapport, les autorités de renseignement canadiennes ont évalué ces projets d’assassinat comme présentant un niveau de gravité élevé. Pour la première fois, ces plans auraient désigné non seulement le militant lui-même, mais également son épouse et ses deux enfants mineurs comme cibles directes. Le rapport affirme que cette tentative présumée d’assassinat secret constitue un exemple manifeste d’une stratégie visant à éliminer physiquement, dans n’importe quelle région du monde, des dissidents et des défenseurs des droits humains coopérant avec les mécanismes spéciaux de l’ONU. Il souligne également que ces menaces sont intervenues avant le déplacement de l’activiste à Genève pour participer à la 61e session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, ce qui ne serait pas considéré comme une coïncidence.

Face à cette situation critique, cinq rapporteurs spéciaux et experts des Nations unies chargés des droits humains, de la lutte contre le terrorisme, de la liberté de réunion pacifique et de la liberté de religion ont adressé une lettre officielle de protestation et d’appel au gouvernement canadien. Les responsables de l’ONU ont qualifié la menace pesant sur Moninder Singh et sa famille comme faisant partie des actes de répression transnationale illégale, des assassinats commandités et des mesures de représailles menés à l’étranger par les autorités et les services de renseignement indiens.

La lettre rappelle également le cas de Hardeep Singh Nijjar, un autre militant sikh ayant reçu des avertissements similaires et assassiné en 2023 sur le sol canadien. Elle exprime une profonde inquiétude quant au manque de vigilance constante du Canada face aux actions attribuées à New Delhi sur le territoire d’États souverains. Les documents cités affirment que le gouvernement indien ne se limiterait pas à restreindre les droits fondamentaux des minorités ethniques et religieuses sur son propre territoire, mais chercherait également à faire taire les militants sikhs vivant et agissant dans des pays occidentaux par des méthodes illégales d’espionnage, d’intimidation et de terrorisme.

Après la publication intégrale du document officiel des experts de l’ONU, le sujet serait devenu un thème majeur dans la presse internationale. Le journal britannique « The Guardian », ainsi que les médias canadiens « CBC News » et « Global News », et le quotidien britannique « The Independent », ont consacré une large couverture à cette affaire, critiquant sévèrement les activités attribuées aux réseaux de renseignement indiens visant à porter atteinte à la sécurité intérieure d’États souverains et à établir des réseaux clandestins de menaces et de projets d’assassinats contre des militants sikhs en Europe et en Amérique du Nord.

Il convient de rappeler que les profils du Groupe d’initiative de Bakou sur les réseaux sociaux ainsi que son site internet font régulièrement l’objet de cyberattaques attribuées à des acteurs d’origine indienne.

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