Nous apprécions vivement le soutien de l’Azerbaïdjan.
APA rapporte que ces propos ont été tenus par l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Pakistan en Azerbaïdjan, Qasim Mohiuddin, lors d’un événement intitulé « Youm-e-Istehsal » (« Journée de l’exploitation »), organisé en signe de solidarité avec la population du Jammu-et-Cachemire sous administration indienne.
Dans son discours, l’ambassadeur a particulièrement souligné le soutien constant de l’Azerbaïdjan à la position du Pakistan sur la question du Cachemire et a exprimé sa gratitude aux autorités de Bakou à cet égard.
« Au nom du gouvernement pakistanais, ainsi qu’en mon nom personnel et au nom de chaque Pakistanais, j’exprime ma profonde reconnaissance au frère azerbaïdjanais pour sa position de principe et son soutien continu dans les relations bilatérales, aux Nations unies, au sein de l’Organisation de la coopération islamique et sur toutes les autres plateformes internationales. Nous exprimons notre profonde gratitude à l’Azerbaïdjan pour ce soutien fondé sur des principes, qui appelle à mettre fin à l’occupation illégale par l’Inde », a déclaré l’ambassadeur.
Qasim Mohiuddin a indiqué que, le 5 août 2019, l’Inde avait abrogé les dispositions constitutionnelles accordant un statut spécial au Jammu-et-Cachemire. Selon lui, ces mesures unilatérales visaient principalement un public intérieur et avaient pour objectif de modifier la composition démographique de la région.
L’ambassadeur a affirmé qu’à la suite de ces changements, les personnes venues de l’extérieur avaient obtenu la possibilité d’acquérir des biens dans la région, ce qui aurait eu pour objectif de transformer la population musulmane en minorité sur ses propres terres. Il a ajouté que ces mesures ne modifiaient pas le statut du Cachemire au regard du droit international.
Selon le diplomate, les violations des droits humains se poursuivent au Jammu-et-Cachemire sous contrôle indien. Il a déclaré que les journalistes ne sont pas autorisés à couvrir librement les événements qui s’y déroulent, que les restrictions sur Internet sont devenues monnaie courante et que la région ressemble à l’une des plus grandes « prisons à ciel ouvert » au monde.
Qasim Mohiuddin a estimé que la paix et la stabilité durables en Asie du Sud dépendent de la résolution de la question du Jammu-et-Cachemire sur la base des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et de la volonté du peuple cachemiri.
L’ambassadeur a déclaré que le Pakistan continuerait à apporter son soutien diplomatique et moral au peuple du Cachemire. Il a appelé les représentants des médias à considérer la question du Cachemire non seulement comme un différend politique, mais aussi comme une question humanitaire.
« Ici, des vies humaines sont en danger, leur identité est en danger. Les enfants ne sont pas en sécurité, les activités économiques ne sont pas en sécurité. Il s’agit avant tout d’une question humanitaire », a ajouté l’ambassadeur.