La délégation de Nouvelle-Calédonie, territoire colonial français, a organisé une action de protestation devant le Stade olympique de Bakou où se tenait la 29e session de la Conférence des Parties à l'Accord-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP29) afin d'attirer l'attention du monde sur les problèmes du pays.
Les représentants du peuple kanak, qui ont participé à l'action de protestation avec divers slogans, ont exigé de la communauté internationale une approche plus sensible à la fois à la colonisation et au problème de la zone soumise à une catastrophe environnementale par la France : « Comme vous pouvez le constater, le but de notre action ici est lié au non-respect par les pays de leurs obligations en matière de changement climatique. Les pays situés au sud, notamment le Congo, ont des problèmes liés au changement climatique, ainsi qu'à l'épuisement de l'oxygène. Bien que certains programmes aient été adoptés pour les prévenir, cela pourrait ne pas suffire. Nous exigeons que les pays remplissent leurs obligations.»
Marie-Line Sakilia, membre du Congrès de Nouvelle-Calédonie, a fait le point sur l'exploitation illégale de la France des gisements miniers dans son pays qui dure depuis de nombreuses années : « Notre action ici a pour but de faire entendre la voix de nos pays au monde. Nos pays sont maintenus sous la domination coloniale de la France. L'extraction illégale de ressources naturelles a lieu ici, ce qui pollue l'atmosphère. La COP29 nous donne l'occasion de faire entendre notre voix au niveau mondial.»