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L’usine de falsification de la BBC : Quelle provocation a visé le vice-ministre azerbaïdjanais à la veille de la COP29 ? – ANALYSE

L’usine de falsification de la BBC : Quelle provocation a visé le vice-ministre azerbaïdjanais à la veille de la COP29 ? – ANALYSE
# 13 novembre 2025 17:05 (UTC +04:00)

Ces derniers jours, les médias et les milieux politiques américains débattent vivement des accusations portées par Donald Trump contre la BBC. Il s’agit de la diffusion, en octobre 2024, par la chaîne britannique, d’un épisode de son émission « Panorama », dans lequel le discours de Trump aurait été manipulé et déformé par le montage.

C’est précisément cet épisode qui a provoqué la réaction virulente du président américain, lequel a annoncé qu’il intenterait une action en justice d’un milliard de dollars contre la BBC si l’émission en question n’était pas retirée avant le 14 novembre.

L’essentiel de l’affaire réside dans le fait que les séquences montées donnaient l’impression que Trump appelait à la prise d’assaut du Capitole, alors qu’en réalité, dans son discours, il insistait sur la nécessité d’exprimer les positions citoyennes par des moyens pacifiques.

Le scandale qui a éclaté autour de cet épisode a également provoqué de fortes secousses internes au sein de la BBC : le directeur général Tim Davie et la directrice de l’information Deborah Turness ont été contraints de démissionner.

Cet incident constitue un exemple significatif du point de vue de l’éthique médiatique, de la sécurité de l’information politique et des mécanismes d’influence sur l’opinion publique.

L’usine de falsification de la BBC : comment la chaîne déforme depuis des années les réalités de l’Azerbaïdjan

La falsification d’informations par la BBC n’a rien de nouveau pour l’Azerbaïdjan. Déjà durant la guerre patriotique, cette chaîne publiait des contenus qui ne reflétaient pas la réalité sur le terrain, et déformait les faits. À cette époque, les reportages de nombreux médias occidentaux, notamment ceux de la BBC, suivaient une ligne éditoriale cherchant à ternir l’image de l’Azerbaïdjan.

Dans la même logique de désinformation, au mois de novembre 2024, alors que Bakou accueillait la COP29, la BBC et l’organisation Global Witness ont diffusé de nouvelles accusations mensongères visant Elnour Soltanov, directeur exécutif de la COP29 et vice-ministre de l’Énergie.

Dans une déclaration à l'APA, Elnour Soltanov a expliqué avoir mené plus de 1 000 réunions en amont de la COP29, chacune précédée d’une vérification de profil des participants. Il raconte qu’un individu s’étant présenté comme représentant d’une société asiatique avait sollicité un entretien, insistant sur son souhait d’investir dans le secteur pétrolier et gazier en Azerbaïdjan. Soltanov lui aurait répondu que la COP n’était pas une plateforme destinée à ce type de discussions, et, bien que son interlocuteur semblât mal connaître les processus de la COP, il a poliment poursuivi la conversation, lui présentant les grandes lignes de la politique climatique de l’Azerbaïdjan, le rôle du gaz naturel comme énergie de transition, la réduction des émissions, ainsi que les projets d’énergie verte de SOCAR. Il aurait toutefois souligné à plusieurs reprises que les questions pétrolières et gazières ne relevaient pas du cadre de la COP.

À la fin de l’entretien, Soltanov a déclaré qu'il était prêt à mettre cette personne en relation avec SOCAR. Aucune autorisation d’enregistrement n’ayant été demandée, aucune vidéo officielle de la réunion n’existe. Ce n’est que plus tard qu’il a découvert que son interlocuteur était en réalité un agent de « Global Witness », qui avait enregistré clandestinement la conversation.

La BBC et « Global Witness » affirment que Soltanov aurait « discuté » et « facilité » des transactions pétrolières et gazières avec la compagnie asiatique lors de cet enregistrement clandestin.

Soltanov réfute catégoriquement ces allégations. « Ces accusations sont totalement infondées. Mon interlocuteur insistait pour parler de pétrole et de gaz, et je n’ai fait qu’expliquer le cadre de la COP et préciser que ce domaine ne relevait pas du mandat du Bureau de la COP. J’ai proposé de le rediriger vers SOCAR. »

Il ajoute : « La BBC et Global Witness ont délibérément manipulé cet échange pour le présenter comme une “négociation”. Le recours à une caméra cachée est en soi une manipulation, car on ne peut enregistrer un acte qui n’a pas eu lieu. Mes réponses étaient transparentes et fondées sur le consensus scientifique et sur mes compétences officielles. Même si l’agent avait révélé sa véritable identité, mes réponses auraient été les mêmes. Plutôt que pour refléter la réalité, les termes de “caméra cachée”, “marché fossile” ou “négociations” relèvent d’un scénario monté de toutes pièces par la BBC et Global Witness. »

Selon lui, les deux organisations ont créé des conditions artificielles pour « prouver » leurs accusations : une fausse société, de faux sites web, un faux représentant se présentant comme bienveillant, une caméra cachée et une longue préparation. Mais, in fine, elles n’ont diffusé que 40 secondes d’un entretien de 25 minutes, dont la majeure partie portait sur les projets d’énergie verte.

« Les 98 % restants de la conversation ont été dissimulés car ils ne correspondaient pas à leur scénario. Ce fait montre que, même dans des conditions qu’ils ont eux-mêmes créées, ils n’ont pas pu confirmer leurs propres accusations. Le matériel publié n’est rien d’autre qu’une hypothèse sans preuve, et publier une telle campagne sans fondement pendant les journées de la COP à Bakou est à la fois non professionnel et contraire à l’éthique », a-t-il souligné.

Le scandale de la BBC : l’affaire Trump révèle enfin les mécanismes de manipulation que les médias occidentaux dissimulent depuis des années

Le fait que la BBC ait délibérément déformé le discours de Donald Trump ne relève plus simplement d’un manque de professionnalisme : cela révèle de manière évidente l’existence d’un biais profond, systématique et planifié au cœur même de la politique éditoriale de l’institution. Cet épisode démontre une fois de plus que les narratifs construits par la BBC contre l’Azerbaïdjan durant la guerre patriotique ont été élaborés selon la même méthodologie : sortir les propos de leur contexte, falsifier la chronologie, présenter les faits de manière sélective, s’appuyer uniquement sur des sources unilatérales et procéder à des montages politiquement orientés. Ce n’était pas un hasard, mais l’expression cohérente d’une ligne éditoriale entretenue depuis des années.

Le scandale Trump a en réalité mis en lumière une vérité bien plus vaste : sous le voile de l’« objectivité », les médias occidentaux pratiquent une véritable ingénierie de l’information, aujourd’hui démasquée de l’intérieur. Les preuves apportées par un employé de la BBC montrent que les contenus diffusés par cette chaîne ne reposent pas sur des faits ni sur la vérité, mais sont construits selon des commandes politiques.

Les révélations concernant la manipulation volontaire du discours de Trump exposent non seulement la corruption morale et structurelle du système médiatique international, mais confirment également la justesse des critiques que l’Azerbaïdjan formule depuis des années, que ce soit à l’ONU, au sein des institutions européennes ou sur d’autres tribunes internationales.

En d’autres termes, l’auto-exposition de la BBC a montré que sa politique de l’information ne sert pas les principes fondamentaux du journalisme, mais bien les mécanismes d’influence politique.

Cet épisode n’est donc pas simplement un scandale médiatique — il représente la mise à nu du système de manipulation que les médias occidentaux dissimulaient depuis longtemps.

Le mécanisme du mensonge de la BBC

Victime directe de la politique de falsification de la BBC, Elnour Soltanov, vice-ministre azerbaïdjanais de l’Énergie et directeur exécutif de la COP29, a souligné que, tout comme la BBC a manipulé le discours de Donald Trump, le fait qu’elle cache la vidéo complète de la prétendue « caméra cachée » diffusée à son sujet avant la COP29 démontre que la chaîne pratique une manipulation politique systématique.

« Le fait que la BBC ait diffusé, à quelques jours seulement de l’élection présidentielle américaine de 2024, une désinformation politiquement motivée en manipulant les propos du président américain pour influencer le scrutin ne m’a pas surpris, a déclaré Soltanov. De la même manière, en novembre de la même année, trois jours avant l’ouverture de la COP29, la BBC a publié de fausses informations à mon sujet, cherchant à nuire aux négociations climatiques mondiales. Mais cette fois, la BBC est allée encore plus loin que dans son aventure du Capitole, en refusant de rendre publique l’enregistrement complet de la conversation qu’elle prétend utiliser comme preuve de ses accusations. Pourtant, cette vidéo, loin d’incriminer, confirme au contraire ma probité professionnelle et morale. »

Soltanov a précisé avoir adressé des plaintes officielles d’abord au rédacteur en chef climat de la BBC, Justin Rowlatt, puis au directeur général de la BBC, M. Shah, avant de saisir les mécanismes internes de réclamation et l’autorité britannique des médias, Ofcom. « À toutes les étapes, le résultat a été le même : la BBC refuse toujours de publier intégralement la vidéo qu’elle a enregistrée en secret », a-t-il affirmé.

Selon lui, dans le cas de Donald Trump, la vérité a pu être rétablie grâce à la publication du discours original, permettant de comparer la version manipulée et la réalité.

« Dans mon cas, la BBC continue de cacher la preuve, car elle sait que la comparaison entre l’enregistrement complet et sa désinformation exposerait son mensonge. Le principe fondamental du journalisme est la transparence et la preuve. Si la preuve est dissimulée, l’accusation devient invalide. Et persister dans une accusation infondée viole à la fois la morale, le professionnalisme et la loi. »

Pour Elnour Soltanov, les récents développements montrent que les manipulations de la BBC ne sont pas des incidents isolés, mais relèvent d’un comportement institutionnalisé : « Je n’ai aucun doute que la BBC a déjà procédé à de nombreuses falsifications similaires, et qu’elles seront progressivement révélées. Les comportements de cette puissante institution, qui se prétend porteuse de valeurs universelles, relèvent désormais de la presse à sensation la plus médiocre. Mais à la différence de la presse jaune, la BBC cache ses mensonges derrière sa réputation, et dispose du pouvoir de provoquer de graves conséquences à partir de ces mensonges. »

Les récents événements autour de la BBC démontrent une fois encore que l’affaire dépasse de simples erreurs rédactionnelles. Il s’agit d’un mécanisme de manipulation politique institutionnalisé, façonné depuis des années. Le scandale Trump en a été la plus grande révélation à l’échelle mondiale, mais l’Azerbaïdjan en avait déjà subi les effets dès la Guerre patriotique. Le faux narratif diffusé à la veille de la COP29 à propos d’Elnour Soltanov montre que la BBC se croit capable d’orienter l’opinion publique mondiale en s’abritant derrière son image d’autorité médiatique.

Cependant, les preuves dissimulées, les séquences montées et les sources unilatérales révèlent désormais de l’intérieur le véritable fonctionnement de cette institution.

Ces affaires remettent au premier plan l’importance de la transparence, du journalisme fondé sur la preuve et de la responsabilité éthique dans le paysage médiatique international. Car la manipulation de l’information ne déstabilise pas seulement la sphère politique — elle fragilise également les relations internationales et la confiance du public.

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