« Le colonialisme, sous différentes formes, a empêché les populations d’avoir accès à un logement digne. Cela peut se manifester d’une manière dans les Caraïbes, différemment en Amérique latine et encore autrement en Afrique. »
C'est ce qu'a déclaré Byron-Cox Richard Antoni Beresford, conseiller du Premier ministre de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, aux journalistes en marge d’un événement organisé par le Groupe d’initiative de Bakou (BIG) dans le cadre du WUF13, intitulé « Les injustices engendrées par le régime colonial et la crise du logement », rapporte l'APA.
Selon lui, le résultat reste le même : « Les gens souffrent partout dans le monde. Par exemple, dans les Caraïbes, les meilleures maisons étaient réservées aux colonisateurs. Cela a ensuite créé de nombreux problèmes que les pays devenus indépendants ont dû résoudre. L’un de ces problèmes est celui du logement. Il faut d’abord des ressources, c’est-à-dire de l’argent. Il faut aussi des compétences en ingénierie, de l’expérience et un savoir-faire professionnel. Il faut également des terres, car les maisons sont construites sur des terrains. Dans les sociétés coloniales, en particulier dans celle dont je viens, les terres appartenaient aux colonisateurs. Il ne s’agit donc pas simplement de construire des bâtiments pour loger les gens. C’est une question beaucoup plus complexe. C’est précisément pour cela que cette conférence est importante. Supposons que quelqu’un vienne du Tchad, d’Éthiopie ou d’un autre pays et dise : “Nous avions ce problème et nous l’avons résolu ainsi”. Ensuite, quelqu’un des Caraïbes dit : “Nous avions le même problème, mais nous l’avons résolu autrement”. Puis quelqu’un du Soudan, par exemple, explique sa propre solution. Je veux dire qu’il existe différentes approches pour résoudre les problèmes, et nous pouvons apprendre les uns des autres. Pour que les gens se réunissent, quelqu’un doit organiser ce processus et rassembler les participants. »
Beresford a remercié l’Azerbaïdjan pour l’organisation de cet événement de haut niveau : « L’Azerbaïdjan nous a réunis. À cet égard, c’est une initiative très utile. Il est également important de comprendre que la question que nous cherchons à résoudre concerne l’avenir des jeunes, et non des personnes âgées. Ici, des esprits jeunes et créatifs se réunissent pour tenter de résoudre ce problème. Certains disent que dans les conférences, les gens ne font que parler. C’est une grave erreur. Lorsqu’il y a un problème, il existe deux options : soit s’asseoir et en parler pour essayer de le résoudre, soit se battre. Laquelle choisiriez-vous — parler ou se battre ? C’est la première question à laquelle il faut répondre. La deuxième est : pensez-vous que vous ou moi connaissons toutes les réponses à ces problèmes ? Je ne pense pas. Ainsi, lorsque nous nous réunissons, vous apportez vos idées et moi les miennes. Troisièmement, en étant ensemble, nous apprenons à construire des ponts et à nous soutenir mutuellement. Ce sont des questions très importantes, et c’est précisément pour cela que cette conférence est essentielle. »