Aujourd’hui, les villes ne sont plus seulement des espaces où les gens vivent et se développent. Elles deviennent progressivement des plateformes stratégiques où se croisent la numérisation, l’action climatique et la coopération régionale.
C’est ce qu’a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Djeyhoun Baïramov, lors de son intervention à l’événement intitulé « Les villes au cœur de la connectivité : reconstruction urbaine et coopération régionale », organisé dans le cadre de la 13e session du Forum urbain mondial (WUF13).
« Nous comprenons que les villes, tout en contribuant de manière significative aux émissions mondiales, sont également les principaux moteurs de l’innovation, de la résilience et des solutions à la crise climatique. Dans ce contexte, l’Azerbaïdjan s’efforce de placer plus fortement ses villes au centre de la diplomatie multilatérale. Les initiatives liées aux villes sont également des questions de paix et d’investissement. L’Azerbaïdjan adopte une position active dans ce développement stratégique. Nous accordons une grande importance au rôle des villes dans l’intégration régionale, le développement urbain durable et les stratégies interrégionales. Notre expérience montre que l’innovation et le développement sont étroitement liés. Les infrastructures modernes, le développement industriel, la mobilité du marché du travail, les flux d’investissement, la demande de logements et l’adaptation climatique sont interconnectés en tant que système. En même temps, des villes durables et bien planifiées sont essentielles pour un développement à long terme et le bien-être social », a souligné le ministre.
Le ministre Baïramov a ajouté que c’est dans cette approche que l’Azerbaïdjan a lancé un vaste processus de reconstruction et de réhabilitation : « Dans les territoires libérés, les villes, les localités et les villages sont reconstruits sur la base des principes de développement durable, de gestion des “villes intelligentes”, d’énergie verte, de résilience climatique et d’urbanisme centré sur l’humain. Ces projets ne concernent pas seulement la reconstruction des infrastructures physiques, mais aussi la croissance économique, le développement des communautés et le renforcement du capital humain. En même temps, la vaste reconstruction menée dans les territoires libérés après le conflit ainsi que le retour des personnes déplacées internes constituent une démonstration claire de l’engagement de l’Azerbaïdjan envers l’agenda de paix. Avec des investissements d’environ 15 milliards de dollars américains, l’Azerbaïdjan démontre son intérêt sincère pour la fermeture du chapitre du conflit dans la région. Ce processus de reconstruction post-conflit à grande échelle fait partie intégrante de notre stratégie de construction de la paix. Il s’agit d’une stratégie visant à mettre fin à une période de violence et à construire un avenir meilleur. La fin du conflit de longue durée et la reconstruction des établissements ouvrent de nouvelles perspectives de sécurité et de coopération dans la région. Dans ce contexte, le processus de normalisation engagé entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie crée une base solide pour l’intégration régionale et une coopération mutuellement bénéfique. Ce processus constitue une étape importante pour le renforcement de la paix et le développement des relations économiques. »