Le modèle de « ville en 15 minutes », développé dans le cadre de la 13ᵉ session du Forum mondial sur l’urbanisme des Nations Unies (WUF13), est une approche urbanistique considérée comme très efficace. Selon ce concept, dans un espace résidentiel, il devrait être possible d’accéder en 15 minutes à l’école, à la crèche, aux services de santé, aux parcs, aux commerces et à d’autres infrastructures essentielles à la vie quotidienne.
Ces propos ont été tenus par Vugar Oruj, président du conseil d’administration de la Société d’évaluation d’Azerbaïdjan, lors d’une déclaration à APA.
« Dans ce cas, les gens ne perdent pas de temps supplémentaire pour satisfaire leurs besoins quotidiens. Parallèlement, cette approche contribue de manière significative à l’amélioration du niveau de vie et au confort. Il ne s’agit pas seulement d’économiser du temps. Lors de l’acquisition d’un bien immobilier, les citoyens accordent d’abord une attention particulière à l’accessibilité des transports et au niveau de développement des infrastructures. Ce modèle est considéré comme plus attrayant, car il garantit un haut niveau d’organisation tant des transports que des infrastructures. »
Opportunités réelles pour le Karabakh et Zanguezour oriental
Selon Vugar Oruj, la mise en œuvre du système de « ville en 15 minutes » dans des villes comme Ordubad et dans les zones économiques du Karabakh et de Zanguezour oriental, à titre de projet pilote, revêt une importance particulière : « Dans ces régions, le processus de reconstruction et la création d’infrastructures à partir de zéro rendent ce modèle plus facile et réaliste à appliquer. Étant donné que les villes sont reconstruites, il pourrait être approprié de baser les principes d’urbanisme sur cette approche. Si ce principe est pris en compte à l’avenir pour la construction de nouveaux bâtiments et quartiers résidentiels à Bakou, il permettrait aux habitants de privilégier non seulement les zones proches du centre-ville ou du métro, mais aussi d’autres quartiers. Cela contribuerait à réduire la densité et à résoudre partiellement les problèmes de circulation. »
Impact sur le marché immobilier et les régions
Le président a indiqué que, généralement, lors du choix d’un logement, les zones disposant d’infrastructures développées, telles que les écoles, les hôpitaux, les établissements de restauration et autres services essentiels, sont privilégiées, et que la hausse des prix est principalement observée dans ces zones : « L’application de ce modèle à l’échelle nationale, en particulier dans la capitale, pourrait contribuer à réguler plus équitablement le marché immobilier.
Dans les régions, la construction simultanée des infrastructures essentielles signifie non seulement l’érection de bâtiments isolés, mais aussi la formation de complexes résidentiels entiers. Le concept de « ville en 15 minutes » pourrait freiner l’exode rural vers Bakou, créer de nouveaux emplois et stimuler l’activité économique locale. »
Activité économique et développement durable
Il estime que l’application de ce concept pourrait permettre une répartition plus équilibrée de l’activité et de la densité de population, limiter les trajets des habitants et réduire la charge sur les transports : « Cela pourrait également contribuer à résoudre les problèmes de circulation dans les grandes villes.
Le modèle prévoit la proximité des logements, de l’enseignement, de la santé, du commerce et des services de restauration, et peut être considéré comme une version moderne du principe des microrayons de l’époque soviétique. En moyenne, pour une population de 5 à 7 000 habitants, il est possible d’assurer tous les services essentiels dans une même zone.
En conclusion, le concept de « ville en 15 minutes » possède le potentiel d’avoir un impact positif sur l’économie nationale et d’assurer un développement durable dans le domaine de l’urbanisme. »