Groupe d'Initiative de Bakou organise une conférence internationale intitulée « Néocolonialisme et inégalités mondiales ».
Selon APA, la conférence réunit, pour la première fois, des anthropologues et des psychothérapeutes travaillant directement sur le terrain avec les populations autochtones des territoires colonisés, des experts ayant participé à la création du Musée virtuel consacré au colonialisme, ainsi que des dirigeants de mouvements d’indépendance actifs dans ces territoires, et des chercheurs spécialisés dans le domaine du néocolonialisme.
Dans le cadre de l’événement, des discussions porteront sur les expériences traumatiques et sociales des peuples ayant subi la colonisation dans différents contextes sociaux et culturels, sur l’étude directe des problèmes structurels découlant des activités illégales des puissances coloniales et des situations persistantes d’inégalité, ainsi que sur l’accès aux données nécessaires pour documenter, analyser et porter ces expériences sur la scène internationale.
Par ailleurs, la documentation des récits de vie individuels et la diffusion de ce type de matériel sur des plateformes internationales seront abordées, notamment sous l’angle des effets traumatiques et des conséquences psychologiques du colonialisme sur les peuples vivant sous domination coloniale, considérés comme objets d’étude scientifique. Les discussions mettront également l’accent sur l’intégration des plateformes numériques et scientifiques avec les systèmes virtuels pertinents des organisations internationales, ainsi que sur la garantie d’un accès pour les groupes de recherche internationaux, les experts et les dossiers judiciaires consacrés à l’étude du colonialisme.
La conférence revêt une importance historique. Pour la première fois, des anthropologues et des psychothérapeutes ont travaillé directement avec les populations locales affectées par la domination coloniale, menant des entretiens individuels et collectifs, évaluant les expériences traumatiques, documentant les récits de vie et enregistrant de manière systématique les impacts sociaux, culturels et psychologiques. La présentation des données et des documents collectés via des plateformes numériques vise non seulement à accroître l’attention académique et publique, mais aussi à faciliter leur coordination avec les organisations internationales. En particulier, ces informations seront synchronisées avec l’Organisation des Nations unies et ses structures — le Comité spécial de la décolonisation (C-24), le Conseil des droits de l'homme et d’autres organes — afin de maintenir à l’ordre du jour international les illégalités commises dans les territoires colonisés, la répartition inéquitable des ressources et les violations des droits des peuples qui y vivent. Les documents recueillis serviront de source d’information fiable et transparente pouvant être citée par des rapporteurs, des experts et des juridictions collaborant avec des organisations internationales.
Il convient également de noter que la présentation du premier Musée virtuel au monde consacré au colonialisme à l’échelle mondiale aura lieu aujourd’hui et sera ouverte au grand public. Créé par le Groupe d'initiative de Bakou, ce Musée virtuel sera la première plateforme virtuelle au monde dédiée au colonialisme et à ses nouvelles manifestations.