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Rapport du Groupe d'Initiative de Bakou sur la Nouvelle-Calédonie

Rapport du Groupe d
# 19 juillet 2025 11:30 (UTC +04:00)

Le Groupe d’Initiative de Bakou (BIG) a élaboré un rapport consacré à la Nouvelle-Calédonie.

D’après les informations communiquées, le BIG, en coopération avec des chercheurs internationaux, a produit une nouvelle analyse intitulée « Nouvelle-Calédonie : héritage colonial, lutte pour l'autodétermination et crise de 2024 ». Ce document examine en profondeur les émeutes de mai 2024 en Nouvelle-Calédonie, leurs origines, leur déroulement, ainsi que la répression à l’encontre du peuple kanak et les réactions internationales à cet égard.

L’étude, rédigée entre mars et juin 2025, retrace la chronologie des événements, évalue l’ampleur des violences et des destructions, documente les exactions perpétrées par les forces de l’ordre françaises, et analyse les réponses régionales, ainsi que celles des États ayant des intérêts dans la zone et de l’ONU. Selon le rapport, le régime colonial constitue la cause principale des mobilisations populaires kanak, et de graves violations des droits fondamentaux y sont mises en lumière, notamment celles subies par les peuples vivant sous domination coloniale.

Plusieurs conclusions essentielles émergent de cette étude, mettant en lumière les dynamiques locales tout en les inscrivant dans un contexte politique international plus large. La crise de 2024 a mis en évidence que les efforts de la France pour conserver sa domination sur le territoire, par le biais de la force et de dispositifs administratifs, sans reconnaître le droit à l’autodétermination des peuples autochtones, n’ont fait qu’aggraver les tensions. La réponse de Paris — caractérisée par la répression, la proclamation de l’état d’urgence et de nombreuses arrestations — révèle une absence de volonté de dialogue et la persistance d’une logique coloniale. Du point de vue du droit international, le rapport affirme que le statut de la Nouvelle-Calédonie ne relève pas d’une question exclusivement interne à la France, et conclut qu’une paix durable ne pourra être envisagée sans un règlement juste de cette question.

L’accord conclu entre la France et la Nouvelle-Calédonie le 12 juillet vient confirmer les prévisions avancées dans cette étude : le peuple kanak doit pouvoir déterminer lui-même le statut futur du territoire, et la Nouvelle-Calédonie doit entamer un processus progressif vers l’indépendance complète.

L'APA présente le texte dans son intégralité disponible en anglais, en français et en russe respectivement :

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