Le président Ilham Aliyev a adressé un message aux participants de la IIIe conférence internationale intitulée « Patrimoine culturel et droit au retour : la restauration du patrimoine culturel des Azerbaïdjanais déplacés d’Arménie – un chemin vers la justice, la réconciliation et la paix ».
Selon APA, le message indique :
« Chers participants à la conférence,
Je vous adresse mes salutations les plus chaleureuses à l’occasion de la IIIe conférence internationale consacrée au thème « Patrimoine culturel et droit au retour : la restauration du patrimoine culturel des Azerbaïdjanais déplacés d’Arménie – un chemin vers la justice, la réconciliation et la paix ».
Le peuple azerbaïdjanais, qui possède une histoire ancienne d’État et de culture, a été confronté au cours des deux derniers siècles à de nombreuses privations, déportations et génocides. Après l’installation d’Arméniens sur les terres ancestrales de l’Azerbaïdjan, les massacres et déplacements illégaux commis contre les Azerbaïdjanais au cours des périodes 1905–1907, 1918–1921, 1948–1953 et 1987–1991 ont contraint des centaines de milliers de nos compatriotes à quitter leur patrie et à se réfugier en Azerbaïdjan.
Le déplacement forcé des Azerbaïdjanais vivant en Arménie, des régions montagneuses vers des zones au climat plus chaud, l’appropriation de leurs biens construits pendant des années, la confiscation et la destruction des objets culturels, ainsi que leur assimilation, sont des faits historiques prouvés aujourd’hui par des documents crédibles.
L’Arménie a systématiquement détruit au fil du temps le riche patrimoine matériel et immatériel des Azerbaïdjanais ayant vécu historiquement dans l’Ouest de l’Azerbaïdjan, ainsi que leurs lieux sacrés et cimetières, dans le but d’effacer les traces du peuple azerbaïdjanais de son territoire. Il est très important de prendre les mesures nécessaires pour que les crimes contre l’humanité commis par les Arméniens à l’encontre des Azerbaïdjanais soient évalués selon le droit international et que la communauté internationale nous soutienne dans cette affaire.
Aujourd’hui, il est essentiel de garantir le retour des Azerbaïdjanais expulsés d’Arménie dans le cadre du droit au retour consacré par la Déclaration universelle des droits de l’homme, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, la Convention relative au statut des réfugiés et d’autres instruments internationaux importants. Il est également crucial de lancer le processus de restauration et de protection du patrimoine culturel avec la participation de la communauté internationale, y compris des agences spécialisées de l’ONU. Le droit au retour est l’un des principes fondamentaux des droits humains. Sa mise en œuvre ne signifie pas seulement un retour physique dans sa patrie, mais aussi la restauration de l’intégrité morale de la société, de son patrimoine culturel et de sa mémoire historique.
La restauration et la protection du patrimoine culturel azerbaïdjanais en Arménie constituent une revendication légitime du peuple azerbaïdjanais, tout en étant nécessaire au respect des valeurs universelles, à la clôture des pages de l’hostilité et à la promotion de la compréhension mutuelle entre les peuples.
L’approche mesurée et constructive de la Communauté de l’Azerbaïdjan occidental, qui regroupe les personnes ayant directement souffert des déportations et des massacres, son ouverture à la réconciliation et au dialogue, la conduite de ses activités conformément au droit international, ainsi que le respect de l’intégrité territoriale et de la souveraineté des États, méritent d’être salués.
La réunion du 8 août 2025 à Washington, organisée sous la médiation des États-Unis, au cours de laquelle l’Azerbaïdjan et l’Arménie se sont rencontrés, la signature d’une Déclaration conjointe et la paraphe d’un projet d’accord de paix, suscitent espoir et confiance pour assurer la cohabitation future des deux peuples.
Nous croyons que les membres pacifistes de la Communauté de l’Azerbaïdjan occidental retourneront dans les terres de leurs ancêtres et que des relations de bon voisinage s’établiront entre nos peuples.
Je souhaite plein succès aux travaux de cette conférence internationale, devenue désormais une plateforme internationale. Je suis convaincu que les discussions qui s’y dérouleront contribueront à la protection du patrimoine culturel et à la conclusion d’un accord sur le droit au retour, permettant à nos compatriotes de revenir dans leurs terres natales de manière sûre et digne, et constitueront une étape importante sur le chemin de la réconciliation et de la paix. »