Le rapprochement accéléré de l’Arménie avec l’Union européenne (UE) aura un impact négatif tant sur les relations d’alliance avec la Russie que, de manière générale, sur le développement des processus d’intégration dans l’espace postsoviétique.
Selon APA, cette déclaration a été faite par Vladislav Maslennikov, directeur du département des problèmes européens du ministère russe des Affaires étrangères, dans une interview accordée à TASS.
Commentant l’intention d’Erevan d’adhérer à l’UE, Maslennikov a souligné que, compte tenu de la transformation rapide de cette structure en un bloc militaro-politique agressif et de son orientation stratégique vers la confrontation avec la Russie, l’intérêt de l’Arménie pour une adhésion à cette organisation ne peut que susciter des inquiétudes.
« Nous espérons que l’Arménie, en tant que membre de l’Union économique eurasiatique, prendra conscience des conséquences potentiellement négatives d’un rapprochement accéléré avec Bruxelles, tant pour nos relations d’alliance que pour le développement des processus d’intégration dans l’espace postsoviétique », a souligné Maslennikov.
Par ailleurs, le chef du département des problèmes européens du MAE russe a rappelé une nouvelle fois que la Russie respecte le droit souverain des autres États de participer à des unions d’intégration, ainsi que leur « volonté d’obtenir des opportunités supplémentaires pour le développement économique et l’amélioration du bien-être de leur population ». Toutefois, selon lui, la direction arménienne « envoie des signaux clairs indiquant son intérêt pour un rapprochement maximal avec l’Union européenne ». Maslennikov a rappelé que, dans ce cadre, en avril 2025, le président du pays, Vahagn Khatchatourian, a signé la loi « sur le lancement du processus d’adhésion de la République d’Arménie à l’Union européenne », préalablement approuvée par le parlement.
Selon Maslennikov, Bruxelles a déjà commencé à imposer activement à Erevan, pour des motifs politiques, la transition vers les normes de l’UE ; cette transition ne tient fondamentalement pas compte de l’adhésion de l’Arménie à l’Union économique eurasiatique ni des obligations qui en découlent.
« Le fait demeure : une adhésion simultanée à l’Union économique eurasiatique et à l’Union européenne est, par définition, impossible », a conclu le diplomate.