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MAE d'Azerbaïdjan: L'attitude hypocrite de la France constitue un obstacle aux perspectives d'une paix durable dans la région

MAE d
# 15 avril 2025 11:41 (UTC +04:00)

Le 14 avril 2025, en marge de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE à Luxembourg, le ministre français de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a formulé des accusations à l'encontre de l'Azerbaïdjan en lien avec les tensions régionales, le processus de paix et le sort des Arméniens jugés en Azerbaïdjan, rapporte APA.

Alors que le ministère des Affaires étrangères a critiqué la déclaration du ministre français, l'ambassadrice de France en Azerbaïdjan a relayé ces allégations sur son compte X.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Aïkhan Hadjizadé, a déclaré, en réponse à la question des médias locaux, rejeter et condamner fermement les allégations du ministre français de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, également évoquées par l'ambassadeur de France en Azerbaïdjan : « La dualité de la politique française – affirmer une volonté de paix tout en poursuivant des actions qui perpétuent le conflit – révèle une incohérence troublante. Une telle hypocrisie entrave les perspectives d'une paix durable dans la région.

La fourniture d'armes létales par la France à l'Arménie, conjuguée à sa position anti-azerbaïdjanaise persistante, non seulement compromet le processus de paix, mais contraste fortement avec les inquiétudes exprimées publiquement par le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, face aux tensions régionales.

Par ailleurs, même si la finalisation des travaux sur le projet de traité de paix constitue une avancée importante, la partie française est bien consciente que la signature de l'accord de paix et l'instauration d'une stabilité durable, entre autres, nécessitent de relever des défis majeurs, notamment l'élimination des revendications territoriales de l'Arménie dans sa Constitution et la dissolution officielle du Groupe de Minsk et des autres structures connexes de l’OSCE.

Obstruer les procédures judiciaires pour les individus accusés de crimes contre l'humanité non seulement porte atteinte à la souveraineté d'une nation, mais compromet également la responsabilité des graves atrocités. Une telle ingérence de la France protège les auteurs et risque de perpétuer le cycle de l'impunité.

Au lieu de s'ingérer dans nos affaires régionales, la France devrait renoncer à sa politique néocoloniale, notamment dans ses territoires d'outre-mer et en Afrique, qui a suscité de vives critiques de la part de plusieurs pays, et pas seulement de l'Azerbaïdjan.

Le néocolonialisme français, tout en exploitant les populations et les ressources autochtones, a toujours privilégié les intérêts français au détriment du bien-être des autochtones et a alimenté l'instabilité et les tensions ethniques à long terme.

Ce n'est un secret pour personne que la politique étrangère de la France révèle la faillite morale de sa prétendue « mission civilisatrice ».

Nous exigeons de la France qu'elle mette un terme à ses actions qui ne servent pas la paix et qui compromettent la stabilité dans la région.

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