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MAE azerbaïdjanais : Nous rejetons fermement la déclaration du Cabinet du Premier ministre arménien

MAE azerbaïdjanais : Nous rejetons fermement la déclaration du Cabinet du Premier ministre arménien
# 18 mars 2025 16:08 (UTC +04:00)

« Nous rejetons fermement la déclaration du Cabinet du Premier ministre arménien du 18 mars 2025, qui déforme la réalité sur le terrain et les faits concernant les fusillades à la frontière, ainsi que les allégations totalement infondées contre l'Azerbaïdjan ».

C'est ce qu'a déclaré Aïkhan Hadjizadé, porte-parole du Ministère des Affaires étrangères, en commentant la déclaration du Cabinet du Premier ministre arménien concernant les fusillades à la frontière et autres allégations anti-azerbaïdjanaises, rapporte l'APA.

« La fin des fusillades frontalières, annoncée par le ministère de la Défense de la République d'Azerbaïdjan, ainsi que la cessation des provocations manifestes des militaires arméniens, dont les vidéos témoignent et que la partie arménienne reconnaît, est essentielle pour la stabilité. Plutôt que d’adopter une attitude de bonne volonté et de mettre fin à ces provocations, les propositions abstraites et pratiquement irréalisables de la part arménienne demeurent sans valeur, tout comme elles l’étaient pendant près de 30 ans d’occupation des territoires azerbaïdjanais par l’Arménie. Cela évoque les propositions des coprésidents du Groupe de Minsk, qui ne demandaient pas la fin de l’occupation.

Si le gouvernement arménien suit le programme de paix énoncé par le cabinet du Premier ministre, il serait pertinent d'expliquer en quoi le renforcement important des effectifs militaires, en particulier dans les zones frontalières, ainsi que le déploiement d'armes offensives, soutient ce programme.

Concernant la prétendue bonne volonté de l'Arménie à finaliser le texte de l'accord de paix et à l'établissement de relations interétatiques entre les deux pays, il est important de rappeler que c'est l'Azerbaïdjan qui a pris l'initiative en premier. Nous avons franchi une étape décisive en proposant de travailler sur l'accord de paix début 2022, lorsque l'Arménie a, par tous les moyens, fait échouer le processus. Il convient également de rappeler que malgré les multiples défis posés par l'Arménie lors les négociations, notamment son refus de retirer ses forces restantes des territoires azerbaïdjanais et la promotion du régime qu'elle avait instauré sur nos territoires, c'est grâce aux efforts et aux mesures de l'Azerbaïdjan que ce succès a été obtenu.

Parallèlement, bien que au courant de l'exigence continue de l'Azerbaïdjan sur la modification de la constitution arménienne pour mettre fin à ses revendications territoriales, l'Arménie persiste dans son refus, ce qui suscite une inquiétude considérable. Nous réitérons notre position de principe selon laquelle la modification de la constitution arménienne visant à éliminer les revendications portant atteinte à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de l'Azerbaïdjan est une condition préalable à la signature du texte négocié. De plus, nous insistons sur la nécessité de dissoudre officiellement le Groupe de Minsk, obsolètes et dysfonctionnelles, ainsi que les institutions pertinentes.

L'Arménie, pays qui viole de manière flagrante les traités internationaux dont elle est partie, y compris les mécanismes de contrôle des armements, depuis près de 30 ans, se livre à une agression contre l'Azerbaïdjan et dissimule la majeure partie de son matériel et de son armement militaires aux mécanismes internationaux de contrôle des armements en les déployant illégalement sur son territoire, n'a aucun droit moral de parler de ces mécanismes.

Concernant l'ouverture des communications, l'Arménie, malgré ses engagements écrits et signés en faveur de l'ouverture des voies reliant les régions occidentales de l'Azerbaïdjan à la République autonome du Nakhitchevan, n'a pas respecté ces engagements depuis quatre ans. Au lieu de cela, elle propose des itinéraires inutiles, complexes et longs, qui détournent l'attention du processus et de ses obligations. Si la partie arménienne est réellement intéressée par l'ouverture des communications dans la région, elle doit respecter ses engagements et prendre des mesures concrètes et adaptées aux nouvelles réalités régionales pour faciliter l'ouverture de ces communications.

L'Azerbaïdjan continuera de poursuivre ses efforts en faveur de la paix dans toutes les directions et s'opposera résolument à toute action qui nuirait à ce processus », lit-on dans le commentaire du porte-parole du MAE.

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