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MAE azerbaïdjanais : Le Premier ministre arménien a de nouveau tenté d'induire en erreur la communauté internationale concernant la dissolution du Groupe de Minsk

MAE azerbaïdjanais : Le Premier ministre arménien a de nouveau tenté d
# 16 mai 2025 12:41 (UTC +04:00)

Dans une interview accordée à la Télévision publique azerbaïdjanaise en Albanie, le Premier ministre arménien a de nouveau tenté d'induire en erreur la communauté internationale concernant les revendications territoriales inscrites dans la Constitution arménienne, ainsi que la dissolution du Groupe de Minsk.

C'est ce qu'a déclaré Aykhan Hadjizadé,porte-parole du ministère des Affaires étrangères, en commentant les allégations formulées par le Premier ministre arménien lors d'une interview à la Télévision publique, rapporte l'APA.

« Il est indéniable que les expressions de soutien à l'intégrité territoriale dans les accords internationaux sont dénuées de sens pour la partie arménienne. Pour le prouver, il convient de rappeler le processus d'adhésion de l'Arménie à la Déclaration d'Almaty et la manière dont elle a gravement violé cet accord. C'est bien connu des réserves formulées par la partie arménienne lors de son adhésion à la Déclaration d'Almaty, auxquelles elle se réfère constamment, et l'existence d'actes législatifs en vigueur s'opposant à la reconnaissance du Karabakh comme partie intégrante de l'Azerbaïdjan.

La tentative du Premier ministre d'étayer ses affirmations en invoquant la disposition constitutionnelle selon laquelle les traités internationaux, soutenus et ratifiés par l'Arménie, priment sur les lois nationales, est totalement infondée. Pour réfuter cette affirmation, il suffit d'examiner l'article 5 de la Constitution arménienne (sur la hiérarchie des normes juridiques). Selon cette disposition, la Constitution arménienne a force juridique suprême, et la référence du Premier ministre à la primauté des traités internationaux n'a aucun lien avec la Constitution. Il est également notoire que les armoiries de l'Arménie, mentionnées à l'article 21 de la Constitution, reflètent les revendications territoriales de l'Arménie envers ses voisins. Cela montre clairement quel est l’objectif poursuivi en essayant à tout prix de maintenir une disposition de la Constitution qui va à l’encontre de l’intégrité territoriale de l’Azerbaïdjan, quel que soit le traité auquel l’Arménie adhère.

De plus, si le projet d'accord de paix, discuté depuis octobre 2022, comportait une disposition soutenant l'intégrité territoriale, personne n'a oublié comment, parallèlement, les dirigeants arméniens ont continué à soutenir le régime fantoche et à le légitimer jusqu'aux mesures antiterroristes de septembre 2023.

Par ailleurs, il serait judicieux que la partie arménienne explique pourquoi, depuis près de 35 ans, elle n'a pas respecté les frontières de 1991 et les accords fondés sur la Déclaration d'Almaty concernant l'intégrité territoriale, et pourquoi elle a refusé d'accepter les frontières reflétées sur les cartes soviétiques.

Outre ce qui précède, il suffit de rappeler au Premier ministre, qui se réfère fréquemment aux décisions de la Cour constitutionnelle arménienne, que la partie arménienne n'a pas renoncé aux revendications de la soi-disant « Arménie occidentale » dès janvier 2010, lorsque la Cour constitutionnelle a justifié en détail la conformité des protocoles de normalisation des relations avec la Turquie avec la Constitution arménienne. La même logique et la même approche ont été appliquées par la Cour dans sa décision du 26 septembre 2024 concernant la conformité des règlements des commissions de délimitation des frontières entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie avec la Constitution arménienne. Notamment, la qualification du préambule, et par extension de la Déclaration d'indépendance dans la décision de la Cour, de « principes fondamentaux de l'État arménien », les qualifiant de dispositions immuables, démontre l'ampleur de la menace que représentent les revendications de l'Arménie sur les territoires azerbaïdjanais.

La logique du Premier ministre arménien, qui suggère d'ignorer ces questions, indique que l'Arménie n'est pas intéressée par une paix durable et ne cherche qu'à maintenir cette situation comme une option de repli en vue d'une future agression contre l'Azerbaïdjan. De plus, les tentatives de l'Arménie de s'opposer à la dissolution officielle du Groupe de Minsk, vestige du conflit passé, et ses efforts pour lier le processus à un accord de paix démontrent l'existence d'un agenda caché contre l'Azerbaïdjan.

Tout cela prouve une fois de plus que la modification de la Constitution arménienne, qui constitue une menace directe pour la sécurité nationale de l'Azerbaïdjan, est une condition fondamentale de la paix, et exiger cette modification est un droit légitime de l'Azerbaïdjan », lit-on dans le commentaire du porte-parole Hadjizadé.

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