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L’Occident garde le silence face aux violations des droits humains en Arménie – -OPINION

L’Occident garde le silence face aux violations des droits humains en Arménie – -OPINION
# 04 décembre 2025 10:12 (UTC +04:00)

Ces derniers mois, les processus politiques observés en Arménie accroissent non seulement l’instabilité interne, mais ouvrent également la voie à des tendances dangereuses pour la région. Les députés du Milli Məclis Vugar Iskandarov et Azer Badamov affirment que la nature de ces processus s’inscrit dans une même logique : élimination de la concurrence politique, pression sur l’opposition, répression à l’encontre des médias et des institutions religieuses, tandis que l’Occident demeure silencieux face à ces dérives.

Pressions sur l’opposition et disparition de la concurrence politique

Vugar Iskandarov considère les pressions constantes exercées par le pouvoir arménien sur les forces d’opposition comme un signe d’effondrement du système démocratique. Selon lui, les arrestations et poursuites fondées sur des accusations infondées ont complètement étouffé le pluralisme politique, et le gouvernement privilégie des méthodes répressives pour conserver son pouvoir.

Azer Badamov qualifie également cette situation de « rafles » à l’approche des élections. Il souligne que le Premier ministre arménien Nikol Pachinian procède à des arrestations massives pour écarter ses rivaux de la scène politique, une répression ouvertement motivée par des raisons politiques. Le député ajoute que les événements qui se déroulent avant les élections ne relèvent pas de simples violations juridiques, mais d’une campagne planifiée de neutralisation.

Ainsi, la concurrence politique est éliminée en Arménie, et le pouvoir adopte une politique de forte pression afin de se présenter seul aux élections.

Étouffement de la liberté de la presse et arrestation de journalistes

Vugar Iskandarov affirme que la liberté de la presse est l’un des domaines les plus gravement touchés de la structure démocratique arménienne. Selon lui, les arrestations de journalistes, les descentes dans les rédactions et les restrictions imposées à la circulation de l’information ont complètement annihilé les médias indépendants.

Azer Badamov souligne également que le gouvernement de Pachinian exerce une pression considérable sur les médias. Il indique que la limitation de l’activité des journalistes, ainsi que les pressions et persécutions dont ils sont victimes, constituent une forme d’ingérence directe dans le processus préélectoral, visant à priver l’opinion publique de voix critiques.

En somme, la presse arménienne est systématiquement réduite au silence, et sa fonction de contrôle démocratique est totalement détruite.

Pressions sur les institutions religieuses et confrontation Église–État

Vugar Iskandarov affirme que les pressions exercées sur les dirigeants religieux s’inscrivent dans la tentative du gouvernement arménien de placer sous contrôle toutes les institutions influentes de la société. Selon lui, l’ingérence de l’État dans les affaires religieuses accroît le mécontentement au sein de la population.

Azer Badamov souligne que la confrontation entre Pachinian et l’Église est devenue encore plus dure. Il affirme que Pachinian cherche à étouffer l’Église pour minimiser son influence sur le processus électoral, la transformant en un instrument politique tout en lui appliquant des méthodes répressives.

Ainsi, non seulement la sphère politique et médiatique, mais également les institutions religieuses font l’objet de pressions, dans le but d’étendre de manière totale le contrôle de l’État.

Double standard et silence de l’Occident

Vugar Iskandarov qualifie la réaction de l’Occident et de l’Union européenne face aux violations des droits humains en Arménie de « faible et parfois silencieuse ». Selon lui, l’attitude de ces structures, qui prétendent défendre la démocratie, est une illustration flagrante des doubles standards.

Azer Badamov affirme quant à lui que l’UE adopte une approche sélective dans le Caucase du Sud. Il souligne que les critiques exagérées dirigées contre l’Azerbaïdjan se transforment, dans le cas de l’Arménie, en un « silence complet ». D’après le député, l’octroi de 15 millions d’euros d’aide à l’Arménie par l’UE avant les élections constitue une manifestation évidente de sympathie politique.

Ainsi, l’objectivité est compromise dans les relations internationales concernant l’Arménie, et le comportement sélectif de l’Occident crée un risque pour la stabilité régionale.

La crise interne arménienne devient un risque régional

Vugar Iskandarov et Azer Badamov estiment tous deux que la situation politique actuelle en Arménie ne relève pas uniquement de processus internes, mais constitue également une tendance dangereuse affectant la stabilité régionale. Selon eux, la répression de l’opposition, l’étouffement des médias, les pressions sur l’Église et le silence international privent l’Arménie de ses institutions démocratiques, ce qui pourrait entraîner une nouvelle vague de tensions dans la région.

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