Le 8 mai, un article consacré aux élections provinciales prévues le 28 juin au Kanaky (Nouvelle-Calédonie) et à la politique coloniale de la France a été publié sur le site « Asia Pacific Report ».
Selon une information fournie à l’APA par le Groupe d’initiative de Bakou (BİQ), l’article fait référence à une publication sur le compte de BİQ sur les réseaux sociaux et met en avant les questions soulevées par l’organisation concernant les politiques répressives et coloniales de la France à l’égard du peuple kanak, ainsi que la limitation de ses droits.
L’article indique que la décision du Premier ministre français d’annoncer officiellement la tenue d’élections provinciales en Kanaky (Nouvelle-Calédonie) est considérée comme une tentative de Paris de maintenir un contrôle néocolonial sur le territoire et d’affaiblir la volonté politique du peuple kanak. En effet, ces élections détermineront non seulement la composition des provinces, mais aussi celle du Congrès de la Nouvelle-Calédonie, du gouvernement et du futur modèle de gouvernance politique. Dans ce contexte, le processus revêt une importance décisive pour le droit à l’autodétermination du peuple kanak et pour le statut politique futur du territoire.
Il est également mentionné qu’une déclaration a été adoptée cette année par le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale des Nations unies (CERD) concernant la Kanaky, territoire sous domination française. Dans cette déclaration, le Comité avertit la France en raison de la situation créée par sa politique coloniale en Kanaky et exprime sa grave préoccupation, en soulignant que les réformes politiques et constitutionnelles concernant la Kanaky doivent être menées uniquement avec la participation du peuple kanak, de manière libre et transparente.
À l’approche des élections, les loyalistes considérés comme la « cinquième colonne » du gouvernement français sur l’île ont proposé d’accorder le droit de vote aux personnes nées en Nouvelle-Calédonie ainsi qu’à leurs conjoints. Cette initiative pourrait entraîner l’ajout d’environ 10 000 nouveaux électeurs, ce qui suscite de sérieuses inquiétudes quant à son impact potentiel sur la représentation politique du peuple kanak et sur l’équilibre électoral existant.
Il convient de rappeler qu’après les dernières élections provinciales de 2019, les élections suivantes, prévues pour 2024, ont été reportées à trois reprises. Le Conseil constitutionnel français a déclaré que les élections doivent être organisées au plus tard le 28 juin 2026. Bien que Paris présente ce processus comme une simple procédure technique, ces élections revêtent en réalité une importance stratégique pour l’avenir politique de la Nouvelle-Calédonie et pour le droit à l’autodétermination du peuple kanak.