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L'hystérie anti-azerbaïdjanaise de l'UE à l'approche de la COP29, tout en ignorant la répression dans des pays européens et en Nouvelle-Calédonie - Analyse

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# 24 octobre 2024 17:26 (UTC +04:00)

Les cercles occidentaux, y compris l'Union européenne, poursuivent leurs provocations et leurs tentatives de pression contre l'Azerbaïdjan à l'approche de la conférence COP29. Cette fois, le relais de la « campagne de relations publiques noires » et de la campagne de diffamation contre notre pays a été repris par Nicholas Schmit, le commissaire européen à l'emploi et aux droits sociaux.

Lors des discussions au Parlement européen le 22 octobre, il a fait des déclarations sur les violations des droits de l'homme en Azerbaïdjan et sur les poursuites pénales à motivation politique contre des militants politiques et des défenseurs des droits de l'homme qui n'étaient pas fondées sur des faits.

Tout d’abord, Nicolas Schmit s’immisce grossièrement dans les affaires intérieures d’un pays indépendant, en abordant des sujets qu’il ne maîtrise pas bien et en présentant des déclarations basées sur un récit prédéterminé. D’un autre côté, si le fonctionnaire européen est particulièrement sensible aux questions de droits de l’homme, il aurait intérêt à examiner la situation des droits de l’homme dans l’Union européenne, où il réside et travaille.

Pour une raison quelconque, le commissaire luxembourgeois n’a pas protesté contre la situation désastreuse des droits de l’homme dans la France voisine au cours de ces années et a discrètement ignoré les incidents impliquant des pertes humaines.

Il serait pertinent de rappeler au commissaire européen le sort du mouvement des « gilets jaunes », né en novembre 2018 en réponse à la politique économique et sociale du président français Emmanuel Macron. À l’époque, le gouvernement français n’avait pas seulement échoué à répondre aux revendications sociales des manifestants, mais avait également recouru à une force excessive à leur encontre. Par exemple, l'un des membres les plus actifs du mouvement, Jérôme Rodrigues, a perdu un œil en 2019 lorsque la police a utilisé une arme traumatisante lors d'une manifestation à Paris. Au lieu de s'excuser pour l'usage excessif de la force par les forces de l'ordre, le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin en a profité pour poursuivre Rodrigues pour « résistance à un représentant des autorités », affirmant qu'il avait qualifié la police de « bande de nazis ».

En outre, en février 2020, Erik Drue, le fondateur du mouvement des « Gilets jaunes », a été expulsé de force du Salon international de l'agriculture de Paris, auquel assistait le président Macron. Alors qu'il tentait de défendre ses droits, il a fait l'objet d'une enquête pour « résistance à un représentant des autorités », et un procès a eu lieu contre lui.

Les répressions policières et autres structures de pouvoir, les verdicts biaisés des autorités judiciaires contre les membres du mouvement des « Gilets jaunes », les restrictions à long terme liées au virus « COVID-19 », etc. Grâce aux mesures, le règne de Macron a affaibli l'intensité du mouvement, qui continue aujourd'hui, mais n'a pas pu l'éliminer. Les sondages d'opinion sociologiques ont révélé que plus de 40 % des Français soutiennent toujours le mouvement des Gilets jaunes.

Je me demande si Nicolas Schmitt a exprimé son inquiétude face à cette vague de répression en France. Au cours des actions, au moins 11 manifestants ont été tués, près de 1 000 personnes ont été blessées, 30 personnes ont perdu les yeux, etc. A-t-il ressenti des regrets et des protestations lorsqu'il a subi de graves blessures ?

Ou, que pense Nicolas Schmitt, « l'amoureux des îles », des récentes manifestations dans la colonie française d'outre-mer de Nouvelle-Calédonie, du recours à la force contre la population locale kanak et de l'arrestation politique de partisans indépendantistes ?

Depuis juin, les autorités françaises ont emprisonné Kristian Teni, président du Parti de l’Union calédonienne, et dix autres membres du mouvement de libération – Brenda Wanabo, Frédérique Muliava, Guillaume Vama, Joël Tjibaou, Yewa Waetheane, Steeve Unë, Dimitri Tein Qenegei, Gilles Joredie et d’autres –, les transférant à plus de 17 000 kilomètres de chez eux, en métropole. Cette vague de répression, fruit d’une pensée politique néocoloniale, n’a suscité aucune protestation au sein de l’UE et a été accueillie avec indifférence.

Dans ce contexte, Nicholas Schmit, qui se présente comme un défenseur des droits de l’homme, n’a jamais dénoncé l’incarcération de ces prisonniers politiques, détenus sur la base de fausses accusations d’incitation aux troubles. Le politicien de 70 ans n'a pas encore exprimé son inquiétude face à la montée de l'islamophobie, du racisme, de la turcophobie et de l'ukrainophobie dans une Union européenne où les partis nationalistes gagnent chaque année plus de voix. Il n'a pas reconnu que la situation des droits de l'homme sur le « vieux continent » s'est détériorée de manière inquiétante.

Au lieu de cela, il a ciblé l'Azerbaïdjan, le pays le plus stable du Caucase du Sud, loin de la forte polarisation politique de la société, et est devenu un élément d'une campagne de diffamation planifiée contre Bakou officiel.

Il serait plus utile que le commissaire européen consacre son énergie aux questions de l'ordre du jour qui découlent de ses responsabilités directes, par exemple la réduction du taux de chômage dans l'Union européenne, au lieu de parler de questions qui ne relèvent pas de ses compétences. Selon les dernières informations statistiques publiées par l'Union européenne le 8 octobre, 13 millions de résidents de l'Union, soit 5,9 % du bloc économique, sont au chômage.

Dans ce contexte, les déclarations du commissaire européen et de différents responsables politiques de différentes tendances et les tentatives de donner une leçon de démocratie semblent ridicules et frivoles.

Texte traduit par l'APA

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