Des représentants de la société civile azerbaïdjanaise ont adressé une lettre ouverte au vice-président des États-Unis, J.D. Vance.
APA présente le texte intégral de la lettre :
“ Monsieur le Vice-président,
En tant que représentants d’un peuple qui, depuis des siècles, joue le rôle de pont entre les civilisations, nous vous écrivons cette lettre. Il s’agit d’une terre où l’appel à la prière et les cloches des églises se mêlent harmonieusement dans un véritable esprit de coexistence. L’Azerbaïdjan est attaché aux valeurs morales et traditionnelles qui constituent le fondement de toute société stable : le caractère sacré de la famille, la préservation du patrimoine et la protection de la liberté religieuse.
Compte tenu du ferme engagement de l’actuelle administration américaine en faveur de la liberté religieuse et du dialogue interreligieux, nous soulignons avec fierté l’héritage durable de l’Azerbaïdjan en tant que modèle d’harmonie et de tolérance interreligieuses.
Les relations de notre pays avec le monde chrétien ne sont pas seulement diplomatiques, mais revêtent également un caractère culturel profond. Historiquement, l’Azerbaïdjan a investi dans la préservation de divers héritages religieux, notamment dans la restauration à grande échelle d’églises chrétiennes et de lieux saints au Vatican. Nous sommes extrêmement fiers de nos relations renforcées avec le Saint-Siège et de la présence croissante de diverses confessions chrétiennes sur notre territoire. De la communauté catholique florissante à la création récente à Bakou de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, l’Azerbaïdjan continue de créer des conditions favorables à l’épanouissement des religions. La poursuite de la construction d’une deuxième église catholique dans notre capitale démontre une fois de plus notre engagement à cet égard et reflète notre conviction qu’une société se renforce grâce à sa diversité religieuse.
Cependant, le chemin parcouru jusqu’à la paix actuelle a été marqué par de profondes pertes. Nous devons rappeler l’injustice historique subie par les Azerbaïdjanais occidentaux, expulsés de force depuis 1987 de leurs terres ancestrales situées en Arménie.
Des centaines de villages ont été détruits, des maisons pillées, et des lieux sacrés — y compris la mosquée historique Göy à Erevan — ont été profanés ou effacés de la mémoire historique.
Malgré des décennies d’intégration dans la société azerbaïdjanaise, le désir de visiter les tombes de nos ancêtres et de reconstruire les maisons détruites demeure dans le cœur de notre peuple comme un élan pacifique et humanitaire.
Les Azerbaïdjanais occidentaux ne revendiquent aucun territoire. Leur objectif n’est pas de menacer la souveraineté de l’Arménie, mais d’exercer un droit humain fondamental : retourner dans leurs foyers dans des conditions de paix et de dignité. Nous nous trouvons à un tournant historique. La Déclaration conjointe signée à Washington le 8 août 2025 constitue une lueur d’espoir. Nous soutenons pleinement la vision commune du président Ilham Aliyev et du président américain Donald Trump visant à remplacer des décennies de désaccords par un avenir fondé sur le commerce, la sécurité et le respect mutuel.
Monsieur le Vice-président, nous sollicitons votre soutien pour la défense du droit au retour des Azerbaïdjanais expulsés de la République d’Arménie au début des années 1990, ainsi que pour la protection de leur patrimoine culturel.
Votre appui au retour pacifique des Azerbaïdjanais occidentaux dans leurs terres historiques et à la restauration des sites religieux et culturels détruits appartenant au peuple azerbaïdjanais en Arménie pourrait constituer une étape importante dans la bonne direction.
En outre, nous sommes convaincus que la question du droit au retour des Azerbaïdjanais expulsés de force des terres de leurs ancêtres en Arménie doit être résolue par une voie de paix réelle et globale. Bien que la Communauté d’Azerbaïdjan occidental ait lancé des appels à un dialogue constructif en vue d’un retour pacifique, ces appels sont restés sans réponse. Une paix juste et durable doit inclure le retour de cette communauté dans ses foyers d’origine, dans des conditions de paix et de sécurité.
Votre leadership et votre intégrité morale peuvent faire en sorte que la “paix de 2025” devienne une réalité durable pour chaque famille du Caucase.”