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Les crimes les plus atroces ont été commis par les rois de Belgique

Les crimes les plus atroces ont été commis par les rois de Belgique
# 15 décembre 2025 14:10 (UTC +04:00)

Les recherches du Groupe d’Initiative de Bakou (GİB) sur les atrocités commises par les pays colonisateurs dans les territoires qu’ils ont occupés se poursuivent.

C’est ce qu’a déclaré le GİB à l’agence APA.

« Les faits prouvent que les crimes les plus cruels, constituant une tache indélébile pour l’humanité, ont été commis par les rois de Belgique.

Le colonialisme belge, en tant que seul empire européen ayant été la propriété personnelle d’un monarque, se distingue nettement des autres modèles coloniaux par l’ampleur sans précédent de ses atrocités systématiques et par la reproduction ouverte, au cœur même de l’Europe, de pratiques d’humiliation raciale. Il est entré dans l’histoire comme l’un des exemples les plus sombres et les plus honteux du colonialisme. L’une des pages les plus obscures et les plus infamantes de cette histoire est celle des “zoos humains” », indique le communiqué.

Ainsi, en 1897, sur l’initiative personnelle et sur ordre du roi Léopold II, 267 Congolais amenés de force du Congo ont été exposés comme des « exhibits vivants » lors de l’Exposition universelle organisée dans la région de Tervuren, à Bruxelles. Dans le froid européen, à moitié nus, derrière des clôtures en bois, ils furent transformés en objets de curiosité pour les spectateurs, traités comme des animaux, leur dignité piétinée. À la suite de cette exposition barbare, au moins sept Congolais – dont des enfants – sont morts dans d’atroces souffrances de pneumonie, de grippe et d’autres maladies, et leurs corps ont été enterrés secrètement. Ainsi, ce zoo humain, établi par Léopold II sous le prétexte d’une « mission civilisatrice », est devenu un symbole manifeste de l’humiliation raciale et du génocide au cœur de l’Europe.

Par la suite, un musée permanent a été fondé sur le site de Tervuren où se trouvait ce zoo humain. D’abord appelé « Musée du Congo », puis « Musée royal de l’Afrique centrale », il a fonctionné comme un centre de propagande de l’idéologie coloniale. Dans le cadre de l’Exposition universelle Expo 58 organisée à Bruxelles en 1958, une exposition humaine de même nature a de nouveau été mise en place. Cette fois, 598 personnes amenées du Congo – 183 familles composées de 273 hommes, 128 femmes et 197 enfants – ont de nouveau été présentées au public européen en tant que « exhibits vivants ». Ainsi, la première expérience de « zoo humain » organisée à Tervuren en 1897 n’était ni un événement accidentel ni temporaire, mais constituait une composante structurelle, profondément enracinée, systémique, institutionnalisée et durable de la politique coloniale belge. Cette pratique, expression visuelle de l’idéologie de la hiérarchie raciale et de la « mission civilisatrice », s’est poursuivie jusqu’au milieu du XXᵉ siècle », précise le communiqué.

Il est également indiqué que, durant la période 1959–1962, sous l’administration coloniale belge, environ 20 000 enfants nés de pères blancs et de mères noires dans les territoires du Burundi, du Congo et du Rwanda ont été arrachés de force à leurs familles, transférés en Belgique et placés en adoption. Ces déplacements ont été effectués sans le consentement des parents et ont entraîné une grave atteinte aux liens familiaux, à l’identité et à l’appartenance culturelle de ces enfants.

« Les faits énumérés démontrent clairement que la politique coloniale de la Belgique reposait de manière systématique sur des approches racistes, la violation des droits de l’homme et le piétinement de la dignité humaine. »

Le communiqué souligne que la source de ces informations est le rapport publié en 2019 par le Groupe de travail d’experts sur les personnes d’ascendance africaine des Nations unies.

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