La 142e session du Comité des droits de l'homme de l'ONU (CDH) se tient au bureau de l'ONU à Genève, rapporte l'APA.
Dans le cadre de la session, les rapports nationaux sur la mise en œuvre du Pacte international relatif aux droits civils et politiques d'un certain nombre de pays, ainsi que de la France, seront entendus.
Une réunion des parties intéressées s'est tenue au Comité des droits de l'homme le 21 octobre, un jour avant le rapport national de la France. Le Groupe d'initiative de Bakou et la délégation de la Nouvelle-Calédonie et de la Polynésie française ont participé à la réunion. Le directeur exécutif du BIG, Abbas Abbassov, a prononcé une déclaration devant le comité.
Dans sa déclaration, Abbas Abbassov a condamné le référendum illégal organisé par la France en Nouvelle-Calédonie et a dénoncé la volonté de la France de modifier de force le code électoral dans ce pays. Il a souligné que cette mesure de la France avait fait plus de 10 morts et environ 400 blessés en Nouvelle-Calédonie, ce qui a provoqué la protestation du peuple kanak.
Abbas Abbasov a également attiré l'attention sur les graves dommages causés à la santé de la population locale par les essais nucléaires de la France en Polynésie. Il a déclaré que le peuple de la Polynésie française aspire à l'indépendance et que la résistance de la France à cette indépendance entrave la mise en œuvre de la résolution n° 67/265 de l'ONU.
Abbas Abbassov a également évoqué l'injustice historique, les difficultés économiques et le manque de souveraineté dans d'autres territoires sous domination française.
Il a également donné des informations détaillées sur son travail sur les plateformes internationales dans le domaine de la lutte contre le colonialisme en tant que président du Mouvement des non-alignés d'Azerbaïdjan et actuellement membre de la Troïka.
Abbas Abbasov a appelé à la tenue d'un nouveau référendum en Nouvelle-Calédonie sous la supervision de l'ONU, au retrait des forces militaires françaises de ce pays et à l'évaluation de la situation par le Comité spécial de décolonisation de l'ONU.
Il a également exigé que la France verse des indemnités à la Polynésie française pour les essais nucléaires et a appelé à reconnaître le droit à l'autodétermination des peuples de Nouvelle-Calédonie et de Polynésie française. Il a souligné la nécessité pour l'ONU de surveiller ce processus.
Il convient de noter que selon le Pacte, les pays qui ont adhéré au document doivent promouvoir et respecter le droit à l'autodétermination des peuples vivant dans les territoires qu'ils colonisent de facto, conformément à la Charte de l'ONU.
Il convient de rappeler que le Groupe d'initiative de Bakou (BIG) a soumis un rapport alternatif au Comité des droits de l'homme de l'ONU dénonçant la politique coloniale de la France. Ce rapport a été publié sur le site officiel du Comité des droits de l'homme de l'ONU.
https://tbinternet.ohchr.org/_layouts/15/treatybodyexternal/SessionDetails1.aspx?SessionID=2737&Lang=en