« Nous avons avec l’Azerbaïdjan des relations profondes et anciennes sur les plans historique, civilisationnel, culturel et religieux. Préserver et développer les relations avec l’Azerbaïdjan a toujours été une priorité pour nous. Au fil des années, nous avons déployé des efforts pour renforcer les liens et la confiance mutuelle entre les deux pays. Nous avons toujours essayé de discuter des questions de bonne foi lors de nos rencontres avec les responsables azerbaïdjanais et d’empêcher des forces ambiguës d’exploiter n’importe quel sujet ou problème pour nuire aux relations entre nos deux pays. »
C’est ce qu’a déclaré Ismaïl Baghaï, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, au correspondant de l’APA à Téhéran.
Ismaïl Baghaï a souligné que l’Azerbaïdjan s’est comporté comme un véritable voisin pendant la période de guerre. Il a rappelé que le président de l’Azerbaïdjan s’est rendu à l’ambassade d’Iran en Azerbaïdjan pour présenter ses condoléances à la suite du décès tragique du Guide suprême Ali Khamenei, et qu’il a également adressé un message de félicitations à l’occasion de l’élection du nouveau Guide suprême.
Baghaï a indiqué que l’attaque de drone contre la République autonome du Nakhitchevan fait l’objet d’une enquête :
« Nous avons examiné cette question au plus haut niveau. Les présidents iranien et azerbaïdjanais en ont discuté. L’objectif était de faire immédiatement la lumière sur cet incident. Selon nous, il existe une possibilité que d’autres en abusent. Certains cherchent à exploiter ce type d’événements pour nuire aux relations entre l’Iran et l’Azerbaïdjan. Lors de leur entretien téléphonique, les deux présidents ont décidé de mener une enquête conjointe afin de déterminer comment l’incident s’est produit. »
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a également évoqué les attaques de l’Iran contre les bases américaines dans les pays du Golfe persique :
« De notre point de vue, l’utilisation du terme “attaque” pour décrire les actions de l’Iran contre ses voisins est totalement inappropriée. Notre réaction à l’égard des pays du Golfe persique découle des opérations américaines contre l’Iran. D’un point de vue juridique, l’emploi du mot “attaque” n’est pas exact. Nous ne faisons que nous défendre contre les bases militaires américaines. Chaque pays a le droit naturel de se défendre et de prendre des mesures contre les lieux d’où des attaques sont menées contre lui. »