Le président de la Chambre des députés du grand-duché de Luxembourg, Claude Wisele, a formulé une série d'accusations contre l'Azerbaïdjanais, lors de son discours au Parlement le 22 mai, dans le cadre de sa visite en Arménie. L'Azerbaïdjan condamne et s'oppose fermement à ces idées biaisées et absurdes, a indiqué dans un communiqué le service de presse et des relations publiques du Milli Medjlis (Parlement azerbaïdjanais), rapporte l'APA.
"Il semble que les représentants du Luxembourg, qui ont défini le français comme langue principale dans leur législation, soient tellement enthousiastes de poursuivre le "style français" dans leur approche liée à la région du Caucase du Sud. Ainsi, ils n'hésitent pas à fausser librement les processus en cours dans la région et même à formuler certaines exigences contre l'Azerbaïdjan.
Il est impossible de déformer les réalités existantes. Rappelons un certain nombre de faits au président de la Chambre des députés du Luxembourg : les territoires internationalement reconnus de l'Azerbaïdjan, qui sont quatre fois plus grands que le Luxembourg, sont sous occupation arménienne depuis 30 ans. Pendant l’occupation, plus d’un million de nos compatriotes sont devenus des réfugiés et des personnes déplacées à l’intérieur du pays. 8 villes et des centaines de villages, d'innombrables monuments historiques, religieux et culturels ont été détruits et effacés de la terre.
Malheureusement, le Parlement luxembourgeois, qui se décrit comme garant des valeurs humanitaires et des droits fondamentaux, a choisi son propre style de comportement et a préféré rester indifférent à tous ces événements tragiques - réalités objectives.
Sous la direction du Président de la République d'Azerbaïdjan, Commandant en chef Ilham Aliyev, l'Azerbaïdjan a libéré ses terres de l'occupation et a garanti à lui seul le respect des normes et principes du droit international. Aujourd’hui, des zones quatre fois plus grandes que le Luxembourg sont restaurées et reconstruites avec de grands efforts. Les personnes déplacées retournent dans leurs terres natales.
Malgré les graves conséquences de 30 ans d'occupation et les atrocités commises, l'Azerbaïdjan est aujourd'hui également l'initiateur du processus de normalisation qui apportera une paix et une stabilité à long terme à la région. Chacun sait que de tels discours d'émissaires étrangers ne constituent pas une mesure prise dans l'intérêt de la paix et de la stabilité dans la région, à l'heure où les pourparlers de paix bilatéraux entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie progressent de manière positive. Il ne fait aucun doute que ces tentatives d’intervention tentent d’empêcher l’obtention de résultats positifs dans le processus de paix. Nous conseillons vivement au Parlement luxembourgeois et à son Président de réorienter leur "soutien".
Nous aimerions rappeler à la partie arménienne qu'accueillir et soutenir les approches unilatérales, les inventions et les mensonges de tiers extérieurs à la région aux processus en cours dans la région ne profite ni au processus de paix ni aux mesures visant à instaurer la confiance", lit-on dans le communiqué.