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Le Groupe d'initiative de Bakou répond au ministre français des Affaires étrangères

Le Groupe d
# 11 avril 2025 11:53 (UTC +04:00)

« Au lieu de remplir ses obligations internationales, l'image d'un ennemi artificiel se forme à l'encontre du BIG »

Le Groupe d'Initiative de Bakou (BIG) a répondu au ministre français des Affaires étrangères, rapporte l'APA.

Abbas Abbassov, directeur exécutif du Groupe d'initiative de Bakou a qualifié les opinions exprimées du ministre français de non fondées : « Jean-Noël Barot a une nouvelle fois consacré son discours à l’Assemblée nationale française au Groupe d’Initiative de Bakou. Tout d’abord, nous déclarons que les accusations formulées par le ministre sont infondées, partiales et tendancieuses. Nous rejetons fermement de telles allégations qui visent les activités légales de notre organisation, menées dans le respect du droit international. »

Il a noté qu'accuser le Groupe d'initiative de Bakou, qui a proposé de bonne foi de servir de médiateur dans les négociations entre le gouvernement français et les colonies, de déstabiliser, d'accroître les tensions et de se livrer à d'autres activités illégales est une tentative d'échapper à la satisfaction des demandes des peuples asservis par la France : « Au lieu de remplir ses obligations internationales, le gouvernement français crée une fausse image d'ennemi sous la forme du BIG et continue de tromper l'opinion publique française.

Le BIG lutte pour la décolonisation, ainsi que pour le droit des peuples réduits en esclavage à l’autodétermination, et exige le respect de l’identité historique et culturelle des peuples autochtones propriétaires des îles. En formulant ces revendications, le BIG se réfère à la Déclaration universelle des droits de l'homme (1948), à laquelle la France a également voté, à la résolution 1514 de l'Assemblée générale des Nations Unies (Déclaration sur la décolonisation, 1960) et à d'autres documents universels.

Abbas Abbassov, président de l'organisation, a appelé le gouvernement français à abandonner sa logique coloniale, à respecter le droit des peuples à la liberté, à reconnaître ses nombreux crimes contre l'humanité et crimes de guerre, à présenter des excuses et à verser une indemnisation appropriée aux populations affectées.

Il convient de noter que le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a révélé lors de son discours à l'Assemblée nationale que le parti Tavini, actuellement au pouvoir en Polynésie française et ayant le plus grand nombre de députés, est dirigé par l'Azerbaïdjan. Le ministre Barrot a aussi évoqué les activités du Groupe d’Initiative de Bakou, observées depuis 2023, qui, selon lui, exacerbent les tensions et les crises dans les territoires français. Le ministre a « cité », entre autres, les violences en Nouvelle-Calédonie, les conflits en Guadeloupe et en Martinique, ainsi que les protestations à Mayotte après l'ouragan Chido. Barrot a également accusé l’Azerbaïdjan d’interférer dans ces régions par des méthodes telles que la « manipulation de l'information », les « cybermenaces », l’utilisation de « l'influence numérique », ainsi que la « mise en avant une image de la France comme colonialiste», dans le but « d’encourager des revendications d’indépendance ».

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