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le Groupe d’initiative de Bakou et la Fédération internationale sikh ont lancé un appel à la communauté internationale

le Groupe d’initiative de Bakou et la Fédération internationale sikh ont lancé un appel à la communauté internationale
# 16 janvier 2026 18:31 (UTC +04:00)

Le Groupe d’Initiative de Bakou et la Fédération internationale des Sikhs ont lancé un appel à la communauté internationale pour une action mondiale contre la violence visant les Sikhs.

Selon l’agence APA, l’appel indique :

« Nous, participants à la conférence internationale intitulée “Le racisme et la violence contre les Sikhs et autres minorités nationales en Inde : réalités actuelles”, exprimons notre profonde gratitude au GIB pour l’organisation de cet important événement et pour la création d’une plateforme internationale efficace permettant de débattre des violations systématiques des droits des Sikhs en Inde. L’activité constante du GIB visant à faire entendre, sur la scène internationale, la voix des peuples ayant souffert du néocolonialisme revêt une importance particulière. Nous saluons le leadership dont l’organisation a fait preuve pour attirer l’attention mondiale sur ces questions et mobiliser la communauté internationale.

Nous soulignons également l’importance de ce forum qui a réuni diverses parties prenantes internationales engagées en faveur des principes de justice. Nous appelons la communauté internationale à prêter attention au climat d’impunité qui perdure depuis des décennies en Inde à l’encontre de la communauté sikh, notamment au manque de responsabilité concernant les violences et massacres perpétrés contre les Sikhs en 1984.

Rien qu’à Delhi, des milliers de Sikhs ont été tués, des milliers d’autres blessés, des habitations et des commerces détruits, et des femmes et des jeunes filles ont été victimes de violences sexuelles massives. Bien que dix commissions officielles et d’innombrables enquêtes de la société civile aient révélé des preuves de planification politique et d’attaques organisées, pratiquement aucune responsabilité pénale n’a été établie. Aucun responsable politique de haut rang ni aucun officier de police n’a été traduit en justice. Des centaines d’affaires ont été délibérément classées sans suite, des preuves ont été détruites ou falsifiées, des témoins intimidés, et de nombreux auteurs de crimes ont même été promus à des postes politiques plus élevés.

Des documents élaborés par des institutions de la société civile, notamment l’Union populaire pour les libertés civiles (PUCL), l’Union populaire pour les droits démocratiques (PUDR), l’organisation américaine Ensaaf, qui documente les violations des droits des Sikhs, ainsi que les enquêtes de journalistes indépendants, montrent que les foules ont agi de manière systématique et coordonnée avec des dirigeants du Parti du Congrès, tandis que la police soit fermait les yeux, soit participait directement dans de nombreux cas. Les rapports soulignent le refus de la police d’enregistrer les procès-verbaux d’information initiale (FIR), la rédaction de plaintes vagues et générales, le remplacement des accusations de meurtre par des chefs d’inculpation plus légers, et même la confiscation des kirpans des Sikhs afin de les empêcher de se défendre. Les témoignages révèlent également des faits horrifiants de viols collectifs, d’enlèvements et de meurtres de femmes et de jeunes filles ; la majorité de ces crimes n’a jamais fait l’objet d’enquêtes. Les commissions mises en place par l’État lui-même — Misra, Nanavati, Kapoor-Mittal, Jain-Banerji et Poti-Rosha — ont identifié de graves défaillances institutionnelles, mais leurs conclusions ont été à maintes reprises ignorées et bloquées.

Cette impunité ne se limite pas à l’année 1984. Le refus des autorités d’enquêter et de punir les violences contre la communauté sikh a conduit à la répétition des actes de violence et à la normalisation, au niveau de l’État, d’une tolérance envers les violences de masse. Parallèlement, les voix des militants sikhs sont de plus en plus réprimées. Les activités pacifiques en faveur des droits humains ou du Khalistan sont régulièrement qualifiées d’« extrémisme », ce qui entraîne des arrestations arbitraires et des pressions transnationales contre les communautés de la diaspora. Des lois antiterroristes aux pouvoirs étendus sont utilisées pour réduire au silence les opinions dissidentes, tandis que les victimes de crimes passés continuent de se battre simplement pour que leurs affaires soient entendues.

Dans ce contexte, nous appelons la communauté internationale à agir pour une issue juste : soutenir des enquêtes assorties de délais précis sur toutes les affaires liées à 1984 qui ont été classées ou mal instruites ; traduire en justice les dirigeants politiques et les responsables de la police ayant planifié, exécuté ou couvert les violences ; garantir justice et réparations aux survivantes de violences sexuelles ; mettre en place des mécanismes fiables de protection des témoins ; et adopter une loi forte contre les violences communautaires, tenant pour responsables les fonctionnaires qui n’ont pas empêché ou stoppé les attaques. Nous demandons également la mise en place de mécanismes de rapport transparents, la fourniture d’une assistance technique internationale lorsque nécessaire, et une information régulière du public sur les progrès accomplis en matière de responsabilité.

Nous appelons la communauté internationale à reconnaître la politique néocoloniale menée par le gouvernement indien à l’encontre des Sikhs, à soulever systématiquement ces questions dans les dialogues bilatéraux et multilatéraux avec l’Inde, et à assurer la protection des défenseurs des droits des Sikhs confrontés à des menaces et à des pressions. Les institutions internationales devraient soutenir les initiatives de documentation, de préservation des preuves et de recherche de la vérité afin de préserver la mémoire historique. L’absence de responsabilité face à des siècles de persécutions aggrave la souffrance des survivants et accroît le risque de nouvelles violences.

Le Groupe d’Initiative de Bakou et la Fédération internationale des Sikhs appellent les États, les sociétés civiles et les institutions mondiales à faire preuve de solidarité avec les Sikhs. »

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