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La visite de Vance à Bakou ouvre une nouvelle étape dans les relations Azerbaïdjan–États-Unis -COMMENTAIRE

La visite de Vance à Bakou ouvre une nouvelle étape dans les relations Azerbaïdjan–États-Unis -COMMENTAIRE
# 09 février 2026 17:09 (UTC +04:00)

La visite à Bakou du vice-président des États-Unis, J. D. Vance, est considérée comme le début d’une étape politique et géopolitique majeure dans le développement des relations entre l’Azerbaïdjan et les États-Unis.

C’est ce qu’a déclaré à l’agence APA Mohammad Mammadov, expert en sécurité régionale au Centre Topchubachov.

Selon lui, l’un des principaux indicateurs du développement des relations azerbaïdjano-américaines est le soutien ouvert du président américain Donald Trump à l’agenda de paix proposé par l’Azerbaïdjan : « L’exemple le plus frappant en est les accords Azerbaïdjan–Arménie signés le 8 août de l’année dernière à Washington en présence de Donald Trump. »

Il a souligné que la visite à Bakou du vice-président américain J. D. Vance pourrait insuffler une nouvelle dynamique à ce processus et faire passer les relations bilatérales à un niveau qualitativement supérieur.

L’expert a indiqué que cette visite, la première à ce niveau depuis 2008, est une démonstration claire de l’importance stratégique accordée par Washington à Bakou et qu’elle montre que les États-Unis attribuent une place particulière à l’Azerbaïdjan dans le Caucase du Sud.

Selon lui, les États-Unis cherchent non seulement à préserver, mais aussi à renforcer leurs positions, non seulement dans l’hémisphère occidental, mais également dans d’autres régions stratégiquement importantes. À cet égard, le projet TRIPP montre l’intérêt de Washington pour une présence active dans la région.

Comme deuxième point important, l’expert a évoqué l’amendement 907. Il a noté que la visite de Vance à Bakou pourrait créer une impulsion positive dans cette direction : « Ces derniers temps, grâce à l’activité diplomatique soutenue de l’Azerbaïdjan, des évolutions positives sont observées en vue de la levée des restrictions prévues par l’amendement 907. Les allusions de Trump à un approfondissement de la coopération militaire entre les États-Unis et l’Azerbaïdjan sont également significatives à cet égard. »

L’expert a souligné l’importance particulière du rôle personnel de Trump dans ce processus. Selon lui, deux tendances principales se dégagent dans l’approche de Trump : « La première est l’agenda de paix. Trump met en avant, dans divers discours, son rôle dans la résolution des conflits internationaux. Dans ce contexte, il n’est pas exclu que la visite de Vance accélère dans une certaine mesure le processus des négociations de paix entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie.

La deuxième tendance réside dans le fait que Trump lie ses initiatives diplomatiques extérieures à des dividendes économiques. »

Mohammad Mammadov a ajouté que le renforcement de l’engagement des États-Unis dans la région pourrait élargir les possibilités d’accès des entreprises américaines aux marchés du Caucase du Sud, de la mer Noire et de l’Asie centrale, ce qui représenterait à la fois un gain économique et politique pour l’administration Trump.

Selon l’expert, après la rencontre du 8 août, l’une des principales questions était de savoir si les promesses faites par les États-Unis concernant le Caucase du Sud seraient soutenues par des actions concrètes : « Les évolutions observées au cours des six derniers mois montrent que l’administration Trump aborde cette question avec sérieux, et la visite du vice-président Vance doit être évaluée précisément dans ce contexte. »

Il a ajouté que la rencontre du 8 août a constitué un tournant important pour la politique étrangère de l’Azerbaïdjan : « Après cette rencontre, un accord a été conclu sur l’élaboration d’une Charte de partenariat stratégique entre l’Azerbaïdjan et les États-Unis, des groupes de travail ont été créés et des négociations intensives sont en cours. L’achèvement de ce processus est attendu dans un avenir proche. »

L’expert a enfin souligné que l’Azerbaïdjan poursuit une politique étrangère équilibrée : « La signature d’un accord de coopération stratégique avec la Chine, les négociations en cours dans ce sens avec l’Union européenne et la présence à l’ordre du jour d’un accord similaire avec les États-Unis permettent au pays d’adopter une position plus stable et plus flexible dans le nouvel ordre mondial. »

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