Lors de la rencontre tenue le 1er avril à Moscou entre le Président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, et le Premier ministre de l’Arménie, Nikol Pachinian, ainsi qu’à la suite de celle-ci, des responsables officiels russes ont abordé dans les discussions publiques des questions relevant exclusivement des affaires intérieures de l’Azerbaïdjan.
Selon les informations fournies à APA par le ministère des Affaires étrangères, la position de l’Azerbaïdjan concernant l’inacceptabilité de l’utilisation de la région du Karabakh à des fins de spéculation politique, ainsi que ses attentes quant à la cessation de ces pratiques, ont été communiquées par voie diplomatique à l’Administration du Président de la Russie, au gouvernement et au ministère des Affaires étrangères.
« Malgré cela, le sujet continue de figurer dans le discours politique officiel de la partie russe. Ainsi, aujourd’hui, le porte-parole du Président russe, Dmitri Peskov, dans une interview accordée à la chaîne Vesti, en évoquant les relations entre l’Arménie et la Russie, a de nouveau commenté la question de savoir si la reconnaissance du Karabakh comme partie intégrante de l’Azerbaïdjan avait été faite en premier lieu par la Russie ou par l’Arménie.
Le fait que la région du Karabakh soit une partie intégrante et indivisible de l’Azerbaïdjan ne repose pas sur la décision d’un quelconque État, mais sur l’histoire, le droit international et la justice. Cela a été une fois de plus confirmé et pleinement rétabli à la suite de la guerre patriotique de 44 jours en 2020 et des mesures antiterroristes d’une journée en 2023.
Nous souhaitons rappeler une nouvelle fois à la partie russe qu’aucun pays, y compris la Fédération de Russie, n’a jamais remis en question, à aucune époque, l’intégrité territoriale de l’Azerbaïdjan, y compris la région du Karabakh.
Nous réitérons nos attentes quant au fait que les questions relatives à la souveraineté de l’Azerbaïdjan ne soient pas transformées en objet de débats publics dans le contexte actuel où les relations russo-arméniennes ne sont pas simples », indique le communiqué du ministère des Affaires étrangères.