La désinformation constitue une menace directe pour la sécurité nationale des États turcs.
Selon le correspondant de l’APA envoyé à Ankara, c’est ce qu’a déclaré Burhanettin Duran, directeur de l’Administration de la communication de la présidence de la République de Turquie, lors du forum sur la lutte contre la désinformation des États turcs, organisé à Ankara par l’Administration de la communication de la présidence turque.
Burhanettin Duran a déclaré que l’Organisation des États turcs (OET) est devenue une plateforme importante réunissant des pays qui tirent leur force des liens de fraternité, à une époque où le monde est confronté à des incertitudes, des conflits et des ruptures globales. Selon lui, l’organisation œuvre depuis 16 ans dans de nombreux domaines, y compris l’intégration économique, les corridors de transport, la coopération en matière de défense, l’éducation et la culture, sous le slogan « unité dans la langue, la pensée et l’action », et fixe de nouveaux objectifs.
Le directeur de l’Administration de la communication a souligné que les approches stratégiques du président turc Recep Tayyip Erdoğan, formulées depuis de nombreuses années, démontrent aujourd’hui leur importance de manière plus claire.
Duran a indiqué qu’il est possible de prendre une position commune face à de nombreux défis, allant du terrorisme et de la migration illégale aux cybermenaces et au changement climatique. Il a ajouté que la pensée du président « assurer notre sécurité sous notre propre ciel » souligne la nécessité de créer des mécanismes de résistance communs face aux menaces émergentes dans l’écosystème international de l’information et de la communication.
Selon lui, les spécialistes des médias et de la communication se trouvent au centre de ces processus : « Le monopole discursif créé par certains cercles internationaux dans le domaine de la communication n’est pas seulement un problème pour les journalistes. La désinformation, la manipulation, les cyberattaques, la montée du langage de haine sur les plateformes sociales et le chaos informationnel représentent un risque direct pour l’ordre public. »
Burhanettin Duran a affirmé que la désinformation constitue en essence une menace dirigée contre la vérité et qu’elle devient progressivement un phénomène de portée internationale : « Ce domaine est désormais considéré comme une orientation stratégique directement liée à la sécurité nationale, à la stabilité sociale et à l’influence internationale. »
Il a souligné que l’inclusion de la lutte contre la désinformation dans le Document de vision 2040 de la Turquie et dans le plan d’action pour les réformes de 2025 n’est pas fortuite, et que cela démontre que la lutte commune est incontournable.
Lors de son intervention au forum, Duran a déclaré que l’une des principales raisons de l’aggravation des crises et du problème de la vérité dans le système international est la désinformation. Selon lui, la désinformation n’est pas seulement une information erronée, mais une menace sérieuse qui polarise les sociétés et affecte les capacités institutionnelles des États en période de crise et de catastrophe.
Il a indiqué qu’à l’époque moderne, les guerres ne se mènent plus uniquement par des moyens militaires, et que la perturbation de la stabilité des pays et des sociétés ciblés commence d’abord dans le domaine de la communication, c’est-à-dire par l’affaiblissement de la résistance mentale et sociale. Dans ce contexte, l’existence de menaces hybrides est clairement visible.
Burhanettin Duran a déclaré que la réponse la plus efficace à ce type de menaces est la lutte commune et coordonnée. Selon lui, les campagnes de désinformation délibérées et planifiées sont devenues courantes, et ces campagnes peuvent être menées selon des stratégies communes ou ciblant des pays individuellement.
Il a souligné que les projets stratégiques tels que l’énergie, la défense, les corridors de transport et de commerce, ainsi que l’influence internationale des États turcs, la conscience d’une identité commune et la solidarité régionale, sont visés. Ces activités ont pour but non pas de fournir de l’information, mais de provoquer des réactions émotionnelles et de générer un manque de confiance dans l’opinion publique.
Il a précisé que la lutte contre les opérations d’information systématiques doit s’appuyer sur trois axes principaux. Le premier axe consiste à rapprocher les peuples les uns des autres. À cet égard, la chaîne TRT Avaz joue un rôle important en tant que voix commune des États turcs. Le deuxième axe consiste à renforcer la narration de la Turquie dans l’arène internationale par ses propres moyens. Le troisième axe vise à accroître la résilience des sociétés face à la désinformation en période de crise et de catastrophe et à créer des mécanismes de lutte communs.
Burhanettin Duran a souligné que le forum sur la lutte contre la désinformation des États turcs, organisé à Ankara, sert précisément ces objectifs.