L’Azerbaïdjan est une plateforme mondiale pour les peuples qui luttent pour leur indépendance, a déclaré Abbas Abbassov, directeur exécutif du Groupe d’Initiative de Bakou (GIB), lors de son intervention à la conférence internationale intitulée « Colonialisme, néocolonialisme et leurs conséquences » qui s’est tenue au Venezuela, rapporte l'APA.
Selon Abbas Abbasov, depuis sa création, le GIB a organisé plus de 40 événements internationaux dans divers quartiers généraux des Nations Unies ainsi que dans de nombreuses villes à travers le monde. Ces événements ont réuni des dirigeants politiques, des universitaires et des représentants de la société civile afin de créer une large plateforme de dialogue.
« Le thème principal de la conférence d’aujourd’hui correspond parfaitement à la mission de notre organisation. En effet, le Groupe d’Initiative de Bakou (GIB) soutient activement la lutte légitime contre le colonialisme et le néocolonialisme. Dans ce cadre, le GIB a su porter efficacement à la connaissance de la communauté internationale les réalités du néocolonialisme et ses manifestations.
Comme il est connu, l’Azerbaïdjan a assuré avec succès la présidence du Mouvement des Non-Alignés de 2019 à 2023. En juillet 2023, dans le cadre de la réunion ministérielle du Bureau de Coordination du Mouvement des Non-Alignés, un accord a été adopté à Bakou lors de la conférence internationale intitulée « Vers l’élimination totale du colonialisme », organisée avec la participation de représentants des territoires d’outre-mer, instituant le Groupe d’Initiative de Bakou en tant qu’organisation non gouvernementale internationale. Notre organisation, qui affiche une pleine adhésion aux principes du droit international et des droits humains, se consacre à l’élimination totale du colonialisme et du néocolonialisme, à la promotion du droit à la décolonisation ainsi qu’au soutien des peuples souffrant des manifestations persistantes de la domination coloniale.
Depuis sa création, le GIB est devenu une plateforme reconnue et prestigieuse à l’échelle internationale dans le mouvement global de décolonisation. Au cours des deux dernières années, nous avons organisé plus de 40 conférences internationales et événements de haut niveau dans les quartiers généraux de l’ONU à New York, Genève et Vienne, ainsi que dans des villes comme Rome, Istanbul, et à Bakou, reconnue comme un centre de dialogues sur la décolonisation.
Nos événements internationaux sont consacrés aux divers aspects du colonialisme – ses impacts écologiques, culturels, sociaux, éducatifs et sanitaires. Ces événements rassemblent des dirigeants politiques, des universitaires, des experts en droit international, des rapporteurs spéciaux ainsi que des organisations de la société civile des territoires encore sous domination coloniale, créant ainsi une large plateforme de dialogue et de coopération », a fait savoir Abbas Abbassov.
Le directeur exécutif a également souligné que l’un des principaux succès du GIB a été l’organisation à Bakou en juillet 2024 du Premier Congrès des Mouvements Nationalistes et d’Indépendance : « Lors de cet événement, des représentants des mouvements d’indépendance des anciennes colonies françaises et néerlandaises ont signé une déclaration constitutive pour la création du Front International de la Décolonisation. Cette étape marquante a uni la voix collective des mouvements opérant sous domination coloniale et établi une base solide pour leur coordination internationale.
Un autre succès important a été la mention dans le rapport présenté en 2025 par le Secrétaire général de l’ONU sur la mise en œuvre du « Programme d’Action pour la Décennie Internationale des Personnes d’Ascendance Africaine » d’un rapport préparé par le GIB.
En outre, dans le cadre des sessions de l’Assemblée générale de l’ONU, du Comité Spécial de la Décolonisation (C24) et de la Quatrième Commission de l’Assemblée (C4), le Forum Permanent des Personnes d’Ascendance Africaine, le Comité des Droits de l’Homme de l’ONU et le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, le GIB a organisé des événements parallèles, contribuant ainsi au dialogue substantiel en plus des discussions intergouvernementales.
Par ailleurs, dans le cadre de la COP29, le GIB a organisé plusieurs événements et actions. L’objectif était de mettre en lumière non seulement les conséquences politiques et sociales du colonialisme, mais aussi ses effets écologiques dévastateurs. Notre mission a été d’attirer l’attention de la communauté internationale sur la destruction des écosystèmes par la domination coloniale, l’épuisement des ressources naturelles et la mise en danger de la survie des États insulaires et des territoires dépendants du colonialisme.
En parallèle, le GIB agit en tant que centre d’analyse en réalisant des recherches et des évaluations expertes de haut niveau dans les domaines du colonialisme et de la décolonisation. À ce jour, il a publié plus de 20 ouvrages, y compris rapports, revues et livres. Parmi ces publications, une œuvre majeure est l’analyse politique et constitutionnelle intitulée « L’évolution du colonialisme français », écrite par Corlay Corbin, expert international en gestion des territoires coloniaux. Le Groupe d’Initiative de Bakou continue de jouer un rôle important dans le soutien aux peuples sous domination coloniale. À cet égard, l’Azerbaïdjan est une source d’espoir et une plateforme mondiale pour les peuples qui luttent pour leur indépendance et leur liberté. »