38 passagers ont été tués mercredi 25 décembre après le crash du vol 8432 d'Azerbaijan Airlines alors qu'il tentait d'effectuer un atterrissage d'urgence près de la ville d'Aktau au Kazakhstan, relate l'APA citant Euronews.
Des sources gouvernementales azerbaïdjanaises ont confirmé en exclusivité à Euronews jeudi qu'un missile sol-air russe avait causé le crash de l'avion d'Azerbaijan Airlines à Aktau mercredi.
Selon les sources, le missile a été tiré sur le vol 8432 lors d'une activité aérienne de drone au-dessus de Grozny, et les éclats ont touché les passagers et l'équipage de cabine lorsqu'il a explosé à côté de l'avion en plein vol.
Des sources gouvernementales ont déclaré à Euronews que l'avion endommagé n'a pas été autorisé à atterrir dans aucun aéroport russe malgré les demandes des pilotes pour un atterrissage d'urgence, et qu'il a reçu l'ordre traverser la mer Caspienne en direction d'Aktaou au Kazakhstan.
Selon les données, les systèmes de navigation GPS de l'avion ont été bloqués tout au long de la trajectoire de vol au-dessus de la mer.
Le missile a été tiré depuis un système de défense antiaérienne Pantsir-S, a rapporté le média international AnewZ basé à Bakou, citant des sources gouvernementales azerbaïdjanaises.
Selon des sources russes, au moment où le vol d'Azerbaijan Airlines survolait le territoire tchétchène, les forces de défense aérienne russes tentaient activement d'abattre des drones ukrainiens.
Le chef du Conseil de sécurité de la République tchétchène, Khamzat Kadyrov, a confirmé qu'une attaque de drone sur Grozny avait eu lieu mercredi matin, notant qu'il n'y avait eu ni victimes ni dégâts.
Si ces données préliminaires sont confirmées, ce serait la deuxième fois en dix ans que les forces russes détruisent un avion commercial après le crash du MH17 en Ukraine. Cette fois, des citoyens russes, ainsi que des citoyens des pays voisins, figurent parmi les victimes.
Le crash évoque également un incident antérieur de novembre 2018, lorsqu'un Embraer 190 d'Air Astana avait perdu son système hydraulique au-dessus du Portugal mais, avec l'aide de l'armée de l'air portugaise, avait atterri en toute sécurité.
Une enquête plus approfondie sur le crash de mercredi devrait révéler les circonstances entourant le tir du missile, la non-autorisation d'atterrissage dans un aéroport voisin en Russie et l'instruction de traverser la mer avec un avion endommagé.