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Des personnes détenues en captivité et prises en otage pendant l’occupation des territoires azerbaïdjanais par l’Arménie témoignent – PROCES

Des personnes détenues en captivité et prises en otage pendant l’occupation des territoires azerbaïdjanais par l’Arménie témoignent – PROCES
# 12 juillet 2025 10:15 (UTC +04:00)

Le procès des citoyens de la République d'Arménie, à savoir Araïk Haroutiounian, Arkadi Ghoukassian, Bako Sahakian, Davit Ichkhanian, David Babayan, Levon Mnatsakanian et d'autres, accusés de crimes contre la paix et l'humanité, de crimes de guerre, y compris la préparation et la réalisation d'une guerre d'agression, de génocide, de violations des lois et coutumes de la guerre, ainsi que d'actes de terrorisme, de financement du terrorisme, de prise et de maintien du pouvoir par la force, et de nombreux autres crimes, s’est poursuivi vendredi 11 juillet.

Lors de l’audience tenue au Tribunal militaire de Bakou dans le Complexe judiciaire de Bakou, présidée par le juge Zeynal Aghaïev et composée de Djamal Ramazanov et Anar Rzaïev (juge suppléante Gunel Samadova), des interprètes et des avocats de la défense ont été mis à la disposition des accusés.

Les personnes accusées et leurs avocats, une partie des victimes, leurs héritiers et représentants légaux, ainsi que des procureurs ont pris part à l’audience.

Le juge Zeynal Aghaïev a présenté les juges, les procureurs, les traducteurs ainsi que les autres participants aux victimes présentes pour la première fois au procès, en leur expliquant leurs droits et obligations légaux.

La victime Mehriban Bekirova a déclaré dans son témoignage qu'elle avait été prise en otage par les forces armées arméniennes dans la nuit du 25 au 26 février 1992, lors du génocide de Khodjaly, et emmenée à Khankendi, où elle avait été détenue pendant 10 jours. À cette époque-là, elle avait quatre enfants en bas âge, dont une petite fille nommée Günay, âgée de seulement quelques jours. Son fils d’un an et demi a été blessé à la tête par des éclats d’obus. Elle a été soumise à des tortures pendant sa captivité, et des informations lui ont été exigées au sujet de son mari Abdoulla Hamzaïev, qui travaillait comme policier à l’aéroport de Khodjaly. Sa fille Günaï est décédée à l’âge de 15 ans en raison des blessures subies durant cette période de captivité.

En réponse à une question du procureur Vussal Abdoullaïev, elle a déclaré que, même avant le génocide, la ville de Khodjaly était régulièrement la cible de tirs, ce qui les avait contraints à se réfugier dans une cave, où elle a accouché de son bébé le 23 février. Elle a précisé que son nourrisson lui avait été enlevé durant sa captivité. Trois jours plus tard, une femme nommée Viktoria, d’origine non arménienne, a retrouvé son enfant et le lui a ramené.

À ce moment-là, une page du journal « Moskovskiye Novosti » a été présentée à l’audience, où figurait une photo de la journaliste Viktoria Ivleva (reporter photographe de guerre ayant travaillé pour divers journaux, dont les photos prises à Khodjaly figurent également dans l’ouvrage « Un témoin du crime de guerre à Khodjaly. L’Arménie sur le banc des accusés » – ndlr). Mehriban Bekirova a confirmé que la femme leur étant venue en aide était bien la personne représentée sur la photo.

Un habitant de la ville de Khodjaly, Mursel Ilyassov, a déclaré que dans la nuit du 25 au 26 février 1992, lors de l’attaque des forces armées arméniennes, lui et les membres de sa famille s’étaient réfugiés dans la cave de leur voisin Osman Hamdiyev. À ce moment-là, quatre familles, soit au total 26 personnes, s’y trouvaient. Une grenade a été lancée dans la cave, qui a ensuite été prise pour cible par des tirs. À la suite de cette attaque, il a été blessé au visage, au bras gauche et aux doigts de la main droite. La majorité des maisons de sa rue, y compris la sienne, ont été incendiées, sa grand-mère de 92 ans est morte brûlée dans sa maison. Son père, Mahammad Ilyassov, a été tué sous ses yeux. Son frère, Ahmad Ilyassov, a lui aussi été tué par les forces armées arméniennes.

Les forces armées arméniennes les ont faits prisonniers et les ont emmenés à Khankendi. En réponse à une question de la procureure d’État Térané Mammadova, Mursel Ilyassov a déclaré qu’il avait été soumis à des tortures et battu pendant sa captivité. Quelques jours plus tard, il a été restitué aux militaires azerbaïdjanais.

La victime Elövset Gouliyev a déclaré avoir vécu avec sa famille dans la ville de Khodjaly. Le 21 janvier 1992, avant le génocide, alors qu’il était en poste, il a été blessé par une balle à la tête à la suite des tirs effectués par les Arméniens. Dans la nuit du 25 au 26 février, lors de l’attaque contre la ville, il s’est réfugié dans une cave. En réponse à une question de Nessir Baïramov, chef de département au sein de la Direction de la défense de l’accusation publique du Parquet général, il a indiqué que lorsque les forces armées arméniennes étaient entrées dans la ville, il l’avait quittée se rendre dans la région d’Aghdam.

En répondant aux questions de Vussal Aliyev, assistant principal du Procureur général, la victime Evez Abbassov a déclaré qu’il était originaire de Kerkidjahan et qu’en 1989, des Arméniens avaient lancé une grenade sur lui et son frère. Il a précisé : « J’étais élève en classe de troisième, mon frère Eyvaz était en première. Un groupe d’hommes s’est approché et a dit qu’ils allaient se venger des Azerbaïdjanais. Lorsque j’ai voulu appeler à l’aide, ils ont lancé une grenade sur nous. Mon frère est mort, et moi j’ai été grièvement blessé. J’ai été soigné dans les hôpitaux de Choucha, Aghdam et Bakou. »

Evez Abbassov a ajouté que son autre frère était ensuite tombé en martyr lors des combats pour la défense de Choucha, tué par les Arméniens.

Qiyas Alyiev a déclaré dans son témoignage qu’il était originaire du village d’Aghdaban de la région de Keldedjer, et qu’il avait été grièvement blessé par balle lors de l’attaque des forces armées arméniennes contre le village le 8 avril 1992. En réponse à une question de Tougaï Rahimli, assistant du Procureur général pour les missions spéciales, il a indiqué que des maisons avaient été incendiées dans le village et que des civils, y compris plusieurs de ses proches, avaient été tués. Il a ajouté que quatre habitants du village avaient été écrasés à mort par un char.

« Lors de l’incident, tout le monde était sorti de la maison. Mon oncle a vu qu’une fillette de 5 ans n’était pas sortie. Il est alors rentré dans la maison, l’a portée sur son dos et ils ont été atteints, tous les deux, par une seule balle à la sortie. Mon oncle a été tué sur le coup, la fillette, elle, était grièvement blessée et agonisait. Ils l’ont emmenée, ont creusé la terre à proximité et l’ont enterrée encore vivante, dans un état critique. À ce moment-là, un voisin de mon oncle, qui s’était caché non loin, a été témoin de la scène. Après le départ des soldats arméniens, ce voisin a déterré le corps de la fillette », a-t-il ajouté.

Sadyg Rahimov a déclaré qu’il avait participé aux combats pour la défense des territoires de l’Azerbaïdjan entre 1991 et 1993, et qu’il avait été blessé à Sougovouchan. La victime a ajouté : « J’ai vu un char arménien passer sur le corps d’un soldat blessé originaire de Yevlakh. »

Tunzalé Pachaïeva a témoigné qu’elle était habitante de Khodjaly et que dans la nuit du 25 au 26 février 1992, les forces armées arméniennes avaient attaqué la ville. Elle s’est d’abord réfugiée avec les membres de sa famille dans la forêt de Ketik et ensuite ils ont été faits prisonniers.

Avant sa prise en otage, les militaires des forces armées arméniennes ont tué par balles son cousin Mehdi Hassanov.

La victime Validé Nessibova a déclaré avoir été blessée lors du génocide de Khodjaly. En réponse à une question du procureur Fouad Moussaïev, elle a indiqué que, durant les événements, deux enfants de son frère avaient été tués, tandis que sa mère et sa belle-sœur avaient été blessées. Elle a ajouté : « Mon propre enfant était resté dans la forêt. On l’a ramené gelé un jour après. »

Rechad Aliyev a déclaré dans son témoignage qu’en 1992, alors qu’il était encore mineur, il avait été blessé par des tirs des forces armées arméniennes.

Muchfig Sadiqov a déclaré que, lors du génocide de Khodjaly, son père avait été blessé et plusieurs de ses proches tués. Il a précisé que d’autres civils avaient également été tués pendant les mêmes événements, que les maisons avaient été pillées et incendiées, et que les survivants avaient été pris en otage par divers moyens de tromperie. Il a ajouté : « Par exemple, les Arméniens perçaient des conduites de gaz et y mettaient le feu, puis se cachaient. Lorsque des Azerbaïdjanais civils s’y rendaient pour se réchauffer dans le froid, ils étaient immédiatement faits prisonniers. »

Samiré Alesguérova a déclaré dans son témoignage que, le 26 août 1998, elle avait été prise en otage avec son père, Mirzé Alesguérov, par des membres des forces armées arméniennes alors qu’ils se trouvaient dans leur champ agricole, situé dans le village de Chykhheybet de la région de Tovouz. Trois jours plus tard, ils ont été restitués à la partie azerbaïdjanaise.

Elfag Hadjiyev a déclaré dans son témoignage que, le 12 juin 1993, lors des combats pour la défense des territoires azerbaïdjanais, il avait été blessé dans le village de Merzili de la région d’Aghdam, puis fait prisonnier par les forces armées arméniennes. Il a subi de nombreuses tortures durant sa captivité, notamment le marquage d’une croix dans la chaire de sa poitrine et l’extraction forcée de ses dents en or. Alors qu’il travaillait à la prison de Choucha, il a subi une décharge électrique en plaçant un tuyau en métal à l’endroit indiqué par un surveillant arménien. Il a perdu connaissance et, à son réveil, il s’est retrouvé à l’hôpital pour enfants de Khankendi. Il a été libéré après 9 mois et 18 jours de captivité.

La victime Oumoud Aïvazov a dit dans son témoignage qu’il avait été blessé dans la zone appelée Tchenlibel lors des combats pour la défense des territoires azerbaïdjanais.

Metleb Allahverdiyev a déclaré dans son témoignage qu’il était originaire du village de Tapgaragoyounlou de la région de Goranboy, et que le 16 mai 1993, en travaillant dans un champ de pommes de terre appartenant à sa famille, lui-même, son père Chiraslan, son frère Kamil, ainsi que Chakir Kazimov et Faïg Hassanov avaient été pris en otage. Ils ont été détenus pendant environ 25 jours dans les territoires azerbaïdjanais alors occupés par les forces armées arméniennes, puis transférés à Erevan. Pendant leur captivité, Metleb Allahverdiyev et les autres otages azerbaïdjanais ont été soumis à des actes de torture et violemment battus. Ils ont été restitués à l’Azerbaïdjan le 28 septembre 1993.

Dans son témoignage, Arif Moussaïev a dit avoir été blessé le 10 mai 1992 à la suite de l’explosion d’un obus tiré par les forces armées arméniennes dans le village d’Alibeyli de la région de Tovouz. Il a ajouté : « J’ai subi dix interventions chirurgicales et je vis encore avec des douleurs. »

Les victimes Khalig Isguenderov et Eldar Gassimov ont déclaré avoir été blessées en 1992, et Namig Naghiyev en 1993, à la suite des actes de provocation commis par les forces armées arméniennes dans le village d’Alibeyli de la région de Tovouz, où ils résidaient. Eldar Gassimov a perdu son œil droit à la suite de l’explosion d’un obus de mortier.

Idris Aslanov a témoigné qu’en 1996, en faisant paître du bétail dans les pâturages de la région de Tovouz, il a été pris en otage par des militaires des forces armées arméniennes. Il a été battu et soumis à des tortures pendant sa captivité. Il a été libéré un mois plus tard.

Novrouz Novrouzov a déclaré dans son témoignage qu’il avait été fait prisonnier alors qu’il combattait pour la défense des territoires de l’Azerbaïdjan, qu’il avait été soumis à des tortures pendant sa captivité et qu’il avait été restitué à l’Azerbaïdjan environ vingt jours plus tard.

Raouf Mehtiyev a dit dans son témoignage qu’à l’âge de 15 ans, en faisant paître du bétail, il avait été pris en otage par les forces armées arméniennes et qu’il avait été détenu en captivité pendant 18 jours.

Les victimes ont également répondu aux questions des accusés, de leurs avocats et de leurs propres représentants.

Le tribunal a également annoncé les résultats des expertises médico-légales des victimes.

Le procès se poursuivra le 14 juillet.

Il convient de noter que 15 personnes d'origine arménienne sont accusées dans le cadre d'une affaire pénale portant sur de nombreux crimes commis au cours de la guerre d'agression menée par l'État arménien et de l’organisation criminelle susmentionnée. Cette guerre a été menée sous la direction et avec la participation directe des organismes étatiques arméniens, de leurs responsables, de leurs forces militaires et d’unités armées illégales. Elle s'est déroulée sous la gestion centralisée et le contrôle strict de l'Arménie, avec des ordres, directives et instructions donnés à la fois verbalement et par écrit, ainsi qu'un soutien matériel, technique et en personnel fourni par l'État arménien. L'affaire concerne également la création d’entités illégales sur le territoire de l'Azerbaïdjan dans le but d'agresser militairement le pays, en violation des normes du droit interne et international. Parmi les figures impliquées directement ou indirectement dans ces actes figurent Robert Kotcharian, Serge Sarkissian, Vazgen Manoukian, Vazgen Sarkissian, Samvel Babayan, Vitali Balassanian, Zori Balayan, Seyran Ohanyan, Archavir Karamian, Monte Melkonian et d'autres encore.

Il est à noter que 15 personnes, dont Araïk Haroutiounian, Arkadi Ghoukassian, Bako Sahakian, Davit Ichkhanian, David Manoukian, David Babayan, Levon Mnatsakanian, Vassili Beglaryan, Erik Ghazaryan, Davit Allahverdian, Gourgen Stepanian, Levon Balayan, Madat Babayan, Garik Martirossian et Melikset Pachayan, sont inculpées en vertu des articles 100 (planification, préparation, déclenchement et conduite d'une guerre d'agression), 102 (attaque contre des personnes ou des organisations bénéficiant d'une protection internationale), 103 (génocide), 105 (extermination de la population), 106 (réduction en esclavage), 107 (déportation ou déplacement forcé de la population), 109 (persécution), 110 (disparition forcée de personnes), 112 (privation de liberté contraire au droit international), 113 (torture), 114 (mercenariat), 115 (violation des lois et coutumes de la guerre), 116 (violation du droit international humanitaire en temps de conflit armé), 118 (pillage militaire), 120 (meurtre intentionnel), 192 (entrepreneuriat illégal), 214 (terrorisme), 214-1 (financement du terrorisme), 218 (création d'une association (organisation) criminelle), 228 (acquisition, transfert, vente, stockage, transport et possession illégaux d'armes, de leurs composants, de munitions, d'explosifs et de dispositifs), 270-1 (actes menaçant la sécurité de l'aviation), 277 (assassinat d'un fonctionnaire d'État ou d'une personnalité publique), 278 (prise et maintien du pouvoir par la force, changement forcé de la structure constitutionnelle de l'État), 279 (création d’unités et groupes armés non prévus par la loi) ainsi que d'autres articles du Code pénal de la République d'Azerbaïdjan.

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