Le Mouvement d'Union Calédonienne partage un communiqué concernant les provocations du Gouvernement Français et de ses clones, dont les Loyalistes et le Rassemblement.
L'APA présente le texte entier du communiqué.
MOUVEMENT D'UNION CALÉDONIENNE 4, rue de la Gazelle-Aérodrome de Magenta
B.P 3888-98 846 Nouméa
COMMUNIQUE UC
Nouméa, le 28 février 2024
Les Loyalistes et le Rassemblement portent plainte contre la CCAT et cite par deux fois notre président dans leur communiqué en date du 22 février suite à la mobilisation à Nouméa Mercredi dernier.
L'UC regrette les affrontements qui ont eu lieu, mais le passage en force du projet de loi constitutionnel visant à ouvrir le corps électoral aux natifs et aux résidents de plus de 10 ans sans consensus local, est une provocation du gouvernement français qui, dans sa gestion du dossier calédonien, entretient une poudrière.
Par leur déclaration sur les réseaux, l'attitude des responsables Loyalistes et du Rassemblement mettent à mal la paix sociale dans le pays en soutenant le gouvernement central pour un passage en force du projet de loi constitutionnelle et en tentant de détricoter l'Accord de Nouméa en montrant leur volonté de déposer un amendement destiné à modifier la représentativité des élus au sein du congrés en faveur de la droite locale.
Dans ces conditions, Union Calédonienne suspend toute discussion sur l'avenir institutionnel avec les représentants des Loyalistes et du Rassemblement jusqu'à nouvel ordre du fait que la présidente de la province Sud et consorts continuent de soutenir la politique de l'Etat français pour l'ouverture du corps électoral, sans consensus localDe ce fait, ils font preuve d'un véritable mépris envers les indépendantistes qu'ils incriminent en permanence comme étant à la base de tous les maux du pays et en déclenchant leurs attaques à l'égard du Président de l'UC et de la CCAT contre qui ils ont déposé des plaintes.
Par ailleurs, I'UC prend acte de la décision du sénat français de reporter les élections provinciales préalable à la réforme constitutionnelle visant à dégeler le corps électoral calédonien. Les sénateurs ont approuvé à 307 voix contre 34 ce projet de loi organique qui repousse au 15 décembre 2024 au plus tard la tenue des prochaines élections provinciales non sans questionner la méthode du gouvernement Macron qui, par l'adoption de ce projet de loi organique, ouvre un boulevard pour l'ouverture du corps électoral, alors que dans le même temps i affirme vouloir laisser la chance à la conclusion d'un accord. Où est la logique?
L'UC rappelle que la paix dans ce pays s'est toujours construite dans le respect, le consensus et avec un Etat impartial au service de tous. La méthode du gouvernement central soutenu par ses clones locaux ne présage en rien d'une volonté d'aboutir à un consensus sensus global.
Le Secrétaire Général
Dominique FOCHI
Deux couleurs, un seul peuple