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Chef de la délégation de la Polynésie française : Mon peuple est isolé à cause de la politique de France

Chef de la délégation de la Polynésie française : Mon peuple est isolé à cause de la politique de France
# 30 mai 2024 16:14 (UTC +04:00)

Le Milli Medjlis (Parlement azerbaïdjanais) a tenu une conférence consacrée au thème « Le droit de la Polynésie française à la décolonisation : défis et perspectives ».

La délégation conduite par le secrétaire général du parti politique Tavini Huiraatira, Victor Maamaatuaiahutapu, chef de la délégation de Polynésie française, en visite en Azerbaïdjan, a participé à la conférence.

Ali Husseynli, vice-président du Milli Medjlis (Parlement), a noté lors de la conférance que durant sa présidence du Mouvement des non-alignés, l'Azerbaïdjan s'était toujours opposé au néocolonialisme : « En particulier, les représentants de l'État de Manohilui et du parti au pouvoir Tavini en Polynésie connaissent également les principes du néocolonialisme. Le droit international doit être violé afin de tenir un État responsable des crimes de la période coloniale et postcoloniale. Aujourd'hui, les habitants de Manohilui discutent pour la démocratie. »

Victor Maamaatuaiahutapu, secrétaire général du parti Tavini Huiraatira, a fait savoir qu'aujourd'hui son pays et son peuple sont isolés à cause de la politique de la France : « Nous savons que vous transmettrez nos problèmes à la communauté internationale. Nous savons que vous comprenez ce que nous avons vecu. Bien que nous soyons une civilisation millénaire, nous sommes politiquement un pays jeune. Nous avons besoin que justice soit rendue. Nous pensons qu'il est très important que l'Azerbaïdjan soit aux côtés de notre pays et de notre peuple dans notre lutte.»

Le député Nizami Safarov, membre du Comité de politique juridique du Milli Medjlis, a souligné que divers aspects de la décolonisation seraient discutés lors de cette conférence.

Selon Safarov, bien que la Polynésie française ait été retirée de la liste coloniale de l'ONU en 1996, elle y a été réinscrite en 2016 : « Le processus de décolonisation n'a pas encore atteint sa conclusion logique pour les peuples vivant dans 17 pays du monde. Le droit de la Polynésie française à l'indépendance a été reflété dans les résolutions de l'Assemblée générale des Nations Unies. Toutes les résolutions adoptées après 2018 font référence aux documents de la Conférence de Bakou.»

Marania Vaianui, membre de la délégation de Polynésie française, conseillère pour les relations extérieures du vice-président du parti Tavini Huiraatira a informé que la France ne respectait pas les résolutions de l'ONU : « Nous pouvons utiliser notre potentiel existant dans n'importe quel domaine. Du point de vue du développement durable, la gestion de ces ressources doit se faire de manière efficace. En termes d’indépendance énergétique, l’expansion de ressources telles que l’énergie éolienne et l’énergie marine est l’un des facteurs les plus importants. Concernant notre position politique et diplomatique, la localisation de la zone économique sur notre territoire nous apporte un dividende important. La résolution du 23 août 2013 déclare que nous devons nous libérer du régime colonial. Cependant, la France ne met pas du tout en œuvre les exigences de cette résolution. 193 pays devraient soutenir notre liberté en tant que peuple. »

Le chef du Groupe d'initiative de Bakou, Abbas Abbasov, a dit que de telles conférences avaient pour but de transmettre à la communauté mondiale la situation dans les régions souffrant de la colonisation.

Selon lui, la position du chef de l'Etat azerbaïdjanais contre la politique de colonisation est un exemple pour ceux qui soutiennent cette politique.

Pendant l'événement, la signature d'un mémorandum entre le Groupe d'initiative de Bakou et le parti au pouvoir en Polynésie a été évoquée.

Le secrétaire de la Commission du tourisme et de la culture de l'Assemblée de Polynésie française, Cliff Loussan, a porté l'attention à des vastes opportunités touristiques de la région.

Selon Cliff, la France empêche le développement de ce potentiel : « Aujourd'hui, la France entrave le développement du tourisme dans notre région. Nous aimerions beaucoup que les puissances coloniales et leurs alliés entendent notre voix et que désormais nos peuples vivront librement.»

Il a été noté que 7 % de la population a quitté la Polynésie française entre 2017 et 2020, et que la majorité d'entre eux sont des jeunes âgés de 18 à 25 ans.

Le soutien aux personnes vivant dans des conditions coloniales, y compris le peuple Kanak, a été exprimé lors de la conférence.

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