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Bakou répond au ministre français des Affaires étrangères

Bakou répond au ministre français des Affaires étrangères
# 03 avril 2025 16:27 (UTC +04:00)

« Nous rejetons fermement les allégations formulées par le ministre français de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, lors de son discours devant la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale prononcé le 2 avril 2025, concernant le processus de paix entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie et le procès des personnes d'origine arménienne ».

C'est ce qu'a déclaré Aïkhan Hadjizadé, porte-parole du ministère azerbaïdjanais des Affaires étrangères, rapporte l'APA.

« Remettre en question la revendication légitime de modification de la Constitution arménienne, qui contient des revendications territoriales azerbaïdjanaises, débattues depuis deux ans et demi, tout en la présentant comme une nouvelle condition préalable, est inacceptable. Si la France, comme elle le prétend, soutient effectivement la signature rapide d'un accord de paix, elle devrait encourager l'Arménie à prendre les mesures appropriées.

Concernant les appels à la libération des personnes d'origine arménienne accusées ou condamnés pour crimes de guerre, de nettoyage ethnique, d'agression militaire, de torture et d'autres infractions graves, nous soulignons que il est du droit de l'Azerbaïdjan d'enquêter et de poursuivre ces crimes. Ce droit a été réaffirmé dans l'avis du Groupe de travail du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies sur la détention arbitraire, publié le 13 mars 2025, prouvant également que la campagne de diffamation contre le procès est infondée.

De manière générale, il serait plus judicieux que la partie française, qui tente d'interférer dans les procédures judiciaires d'autres pays, enquête avant tout sur des faits tels que les persécutions politiques en France, les meurtres de manifestants lors de divers rassemblements, la torture de la population locale dans les territoires d'outre-mer en raison de la politique néocoloniale de la France et la propagation de la corruption au Parlement français. À titre d'exemple, lors de la même session, en réponse à une question d'un député sur l'inadmissibilité de toute ingérence dans les affaires d'État de droit d'autres pays, surtout lorsque la justice française est instrumentalisée pour exercer une pression sur des opposants politiques, la réponse du ministre français, affirmant ne pas pouvoir commenter la décision d'un tribunal français, témoigne également de la politique de deux poids, deux mesures de la partie française.

Nous exigeons de la France qu'elle mette fin à ses actions qui nuisent à la paix et compromettent la stabilité dans la région », lit-on dans le commentaire de Hadjizadé.

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