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Bakou réagit aux allégations sans fondement du Premier ministre arménien

Bakou réagit aux allégations sans fondement du Premier ministre arménien
# 11 février 2025 11:09 (UTC +04:00)

« Les affirmations du Premier ministre arménien dans son article publié sur Armenpress le 10 février 2025, concernant les prétendus préparatifs de l'Azerbaïdjan en vue d'une attaque contre l'Arménie, ainsi que celles relatives à la communauté de l'Azerbaïdjan occidental, sont des allégations infondées, utilisées pour déformer la réalité et induire la communauté internationale en erreur.»

C'est ce qu'a déclaré Aïkhan Hadjizadé, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, commentant les propos de Nikol Pashinyan.

« Le Premier ministre, qui défend le droit à disposer de capacités militaires, représente un pays ayant maintenu, après plus de 30 ans d'occupation militaire, plus de dix mille formations armées équipées d'armements lourds sur le territoire azerbaïdjanais, et ce, malgré ses engagements dans le cadre de la Déclaration trilatérale, et ce, durant les trois années suivant la fin de la guerre de 44 jours.

Depuis cette guerre, les dépenses militaires de l’Arménie ont presque triplé, atteignant 1,6 milliard de dollars en 2024, contre environ 600 millions de dollars en 2021. De plus, en vertu des contrats militaires récemment signés, l’Arménie acquiert principalement des armements offensifs capables de frapper loin à l’intérieur des frontières azerbaïdjanaises.

Le renforcement militaire de l’Arménie est injustifié et représente une menace directe pour la sécurité de l’Azerbaïdjan, d'autant plus que la Constitution et la législation arménienne continuent de revendiquer des territoires, et que le revanchisme semble renaître.

En outre, les allégations concernant la communauté d’Azerbaïdjan occidental sont totalement infondées, car l'objectif principal de cette communauté est de retourner de manière sûre et digne sur les terres d'où elle a été expulsée, en vertu du droit au retour stipulé par la Déclaration universelle des droits de l'homme, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, la Convention relative au statut des réfugiés et d'autres instruments internationaux. Le refus du Premier ministre arménien de reconnaître ce droit, en déformant les objectifs de la communauté, témoigne une fois de plus de la cruauté de la politique arménienne, qui a conduit à un pays privé d’Azerbaïdjanais, qui constituaient autrefois une part importante de la population.

La référence du Premier ministre arménien à la réunion de Prague de 2022, à la Déclaration d’Almaty de 1991 et aux paragraphes présumés du projet d'accord de paix pour démontrer que l'Arménie n'a aucune revendication contre l'Azerbaïdjan a été contredite par M. Pashinyan lui-même, qui a envoyé, quelques mois plus tard, un message de félicitations pour la soi-disant indépendance du régime fantoche sur les territoires azerbaïdjanais. Il a également ignoré les revendications territoriales contenues dans la Constitution arménienne, tout en restant adhérent à la Déclaration d’Almaty.

Aujourd'hui encore, au lieu de saluer le procès des personnes accusées de crimes de guerre, l'Arménie le qualifie de mise en scène, ce qui montre son manque d’intérêt à réparer les blessures qu'elle a infligées pendant des décennies, et à confronter la vérité que ce procès pourrait faire émerger.

De plus, au lieu de prendre des mesures concrètes pour mettre en œuvre ses engagements, notamment en matière d’ouverture des voies de communication entre l’Azerbaïdjan et la République autonome du Nakhitchevan, l’Arménie détourne l'attention du processus. En proposant des initiatives sans impact pratique, elle engendre des malentendus et déforme la réalité.

Quant à la mise en place de mécanismes de contrôle des armements que le Premier ministre arménien promeut « de tout cœur », il est bien connu que depuis plus de 30 ans, l’Arménie a violé et sapé de manière flagrante les mécanismes de contrôle des armements auxquels elle a elle-même adhéré, en dissimulant la majorité de son matériel militaire et en déployant illégalement des armes sur nos territoires. Cette approche des traités internationaux révèle l'insincérité de la position arménienne.

Nous appelons l'Arménie à abandonner les déclarations et actions qui compromettent les perspectives de paix », a souligné le porte-parole du MAE.

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