Aujourd'hui 28 mars, une conférence de presse s'est tenu à Bakou avant la conférence internationale intitulée « Colonialisme : un effacement des identités nationales et religieuses », qui sera organisée demain par le Groupe d'initiative de Bakou, rapporte l'APA.
Des experts et des leaders de mouvements indépendantistes des colonies françaises et néerlandaises, dont la Guadeloupe, la Guyane française, la Nouvelle-Calédonie, la Corse, la Martinique, la Réunion, Bonaire, la Polynésie française, Mayotte, ainsi que Wallis-et-Futuna, ont participé à la conférence de presse, aux côtés de représentants du Front international de la décolonisation.
Des familles de prisonniers politiques de Nouvelle-Calédonie, emprisonnés illégalement par le gouvernement français, étaient également présentes.
Les familles des prisonniers politiques ont déclaré que le gouvernement français avait gravement violé leurs droits, que les conditions de détention étaient inhumaines et que leurs possibilités de défense juridique étaient limitées. Elles ont appelé les organisations internationales à faire pression et à libérer immédiatement les prisonniers.
Les représentants des mouvements indépendantistes de Guadeloupe et de Corse ont vivement critiqué la réaction de la France face aux catastrophes naturelles et son inaction sur ces questions.
José Martin Jean-Pierre (Guadeloupe), président du Mouvement international pour les Réparations, secrétaire du Front international de décolonisation, a déclaré qu'en Guadeloupe, la France poursuivait toujours ses propres intérêts face aux catastrophes naturelles : « Lors des catastrophes naturelles, le gouvernement français affirme que nous sommes un grand pays et que nous seuls pouvons vous aider dans de telles situations, et ils le font uniquement pour nous faire taire.»
François Benedetti (Corse), membre du mouvement indépendantiste « Nazione », a fqit le point sur la situation à Mayotte : « Suite aux catastrophes naturelles à Mayotte, la France n'avait pas de plan d'action clair. Le gouvernement français n'a pas agi de manière coordonnée, préférant installer une base militaire là-bas. La présence d'une base militaire dans une zone affectée par des catastrophes naturelles était inappropriée.»
Ensuite, les participants ont répondu aux questions des journalistes concernant les conséquences persistantes du colonialisme, les efforts pour préserver l'identité nationale et religieuse, et les menaces auxquelles sont confrontés les mouvements indépendantistes. Ils ont hautement apprécié le rôle global de l’Azerbaïdjan dans le processus de décolonisation.