Les autorités de Arménie travaillent sur un nouveau projet de Constitution, dont la préparation est prévue d’ici le mois de mars, tandis que le référendum devrait se tenir après les élections législatives de juin.
Selon l’agence de presse « APA-Economics », cette information figure dans l’évaluation consacrée à l’Arménie par l’agence internationale de notation S&P Global Ratings.
Il est souligné que la réforme constitutionnelle revêt une importance particulière dans le contexte des négociations de paix avec Azerbaïdjan. En particulier, le maintien ou non des références à la Déclaration d’indépendance de 1990 dans le préambule du document constitue l’un des principaux sujets de controverse. L’Azerbaïdjan considère ces références comme de potentielles revendications territoriales.
Selon l’évaluation de S&P, bien que des progrès dans les négociations entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan puissent réduire les risques sécuritaires à court terme, la signature d’un accord de paix définitif et juridiquement contraignant, ainsi que sa mise en œuvre effective, nécessiteront du temps.
L’agence indique également que les élections législatives prévues en juin constitueront un test important pour la stabilité politique et la continuité de l’orientation politique. Les derniers sondages montrent que le Premier ministre Nikol Pachinian et son parti, le Parti du Contrat civil, conservent une position dominante. Toutefois, il est noté que leur niveau de soutien a diminué par rapport à la période ayant suivi les élections anticipées de 2021. L’opposition, quant à elle, demeure fragmentée, différents groupes politiques et sociaux ne parvenant pas à s’unir autour d’un leader unique.
Selon le scénario principal, une continuité générale de la ligne politique est attendue après les élections de juin, et le nouveau gouvernement devrait poursuivre une politique visant à parvenir à un accord de paix complet avec l’Azerbaïdjan.
L’évaluation souligne enfin que les priorités budgétaires sont en cours de rééquilibrage : les investissements en capital sont maintenus à un niveau élevé afin de soutenir la croissance économique à moyen terme, tandis que les dépenses de défense devraient diminuer, tant en valeur nominale qu’en part du PIB. Cette baisse est liée à l’évaluation selon laquelle les risques sécuritaires à court terme ont diminué dans le contexte des négociations de paix avec l’Azerbaïdjan.