Approche agressive du Parlement européen contre l'Azerbaïdjan : hostilité turque, "argent du diamant", esprit de croisade - Analyse

Approche agressive du Parlement européen contre l
# 29 février 2024 18:58 (UTC +04:00)

Les tentatives des différentes institutions de l'Union européenne pour perturber le contexte positif des relations entre l'Azerbaïdjan et l'UE se poursuivent de temps à autre. Suite à la décision de priver la délégation azerbaïdjanaise de ses droits à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, le Parlement européen a adopté une résolution appelant à des sanctions contre l'Azerbaïdjan. Des hypothèses infondées et irréalistes selon lesquelles l'Azerbaïdjan pourrait attaquer l'Arménie figuraient dans la résolution

En fait, l’appproche du Parlement européen à l’égard de l’Azerbaïdjan n’est un secret pour personne. De sorte que l'institution a fait une déclaration absurde selon laquelle elle ne participerait pas aux élections en Azerbadjan alors que le Parlement européen n'a pas été invité à observer les élections présidentielles extraordinaires du 7 février.

Ça devrait être noté que le nombre et le rythme de ces déclarations et accusations absurdes se sont accrus après que l'Azerbaïdjan a pleinement rétabli son intégrité territoriale en septembre de l'année dernière, 2023. Préoccupé du succès de notre pays dans la restauration du droit international, le Parlement européen a lancé une « attaque diplomatique » contre l'Azerbaïdjan. L'Occident utilise la traditionnelle "carte arménienne" comme prétexte pour exercer des pressions diplomatiques et des menaces de sanctions. Dans ce sens, deux thèses principales sont lancées contre Bakou.

L'un d'eux est lié aux prétendues pressions de l'Azerbaïdjan sur les résidents arméniens du Karabagh et à leur départ de la région. Cependant, dissiper cette thèse ne nécessite même pas de recherches sérieuses.

Dès le début, l'Azerbaïdjan a annoncé un plan de réintégration des résidents arméniens du Karabagh, et ce, de manière ouverte et transparente. Les mesures antiterroristes menées sur fond de provocations militaires continues ont été exécutées avec un art précis, les civils n'ont pas été blessés, au contraire, leurs besoins alimentaires et vestimentaires ont été satisfaits. Dans ce contexte, les résidents arméniens ont volontairement quitté le Karabagh devant les yeux du monde entier. Dans un tel cas, accuser l’Azerbaïdjan, qui mène des mesures antiterroristes sur son territoire souverain, de procéder à un nettoyage ethnique au Karabagh ne relève pas du bon sens. Même les hommes politiques européens qui portent cette accusation en ont conscient.

Un autre argument est lié au fait que l’Azerbaïdjan se préparerait à attaquer l’Arménie. Cette désinformation, qui se propage depuis plusieurs mois, a été activement diffusée par le dirigeant français Emmanuel Macron et le Haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell. Ces opinions, exprimées dans le contexte d'un armement rapide de l'Arménie, ne reposent sur aucun argument sérieux et se propagent de manière planifiée.

Ce n'est pas un hasard si le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev a abordé ces points hier lorsqu'il a reçu la délégation menée par Michael Harms, directeur général du Comité oriental de l’économie allemande.

"Prenons l'Ukraine, l'Ukraine veut restaurer son intégrité territoriale. L'Allemagne et d'autres pays envoient des armes à l'Ukraine. Vous dites tous que l’Ukraine doit garantir son intégrité territoriale. Et notre intégrité territoriale ?! Cette question est-elle moins importante que la question ukrainienne ? "Malheureusement, nous assistons à des tentatives visant à établir des lignes de division dans le Caucase du Sud", a effectivement posé la question du Président à l'adresse de toute l'Europe.

Le chef de l'Etat azerbaïdjanais a donné une réponse définitive aux allégations selon lesquelles l'Azerbaïdjan aurait attaqué l'Arménie : "Donc, Borrell a déclaré que si l'Azerbaïdjan attaque l'Arménie, il en subira des conséquences amères. Tout d’abord, d’où Borrel a-t-il obtenu cette information selon laquelle l’Azerbaïdjan envisageait d’attaquer l’Arménie ? Nous n’avons pas de tels projets. Ce sont des insinuations de M. Macron. Tout cela s’inscrit dans le cadre de la politique anti-azerbaïdjanaise de la France fondée sur la diabolisation de notre pays en lien avec la prétendue préparation de l’Azerbaïdjan à attaquer l’Arménie."

Comme on peut le constater, en effet, le Président a répondu par avance à la résolution biaisée du Parlement européen et a détruit ses arguments. Après tout cela, l’adoption de la résolution révèle que cette étape était gagnée d’avance.

D’un autre côté, pour comprendre pourquoi le Parlement européen fait preuve de préjugés contre l’Azerbaïdjan, il faut prêter attention à un autre point.

Il convient de noter qu’il n’existe pas d’opinion négative unanime contre l’Azerbaïdjan au Parlement européen. Un seul groupe de parlementaires est à l’origine de l’hystérie anti-azerbaïdjanaise. Les députés qui représentent majoritairement la France sont des représentants des milieux islamophobes, racistes, croisés et turcophobes, liés à la diaspora arménienne ou existant en Europe. Ces "croisés" qui ont une mentalité néocoloniale se considèrent toujours comme les impérialistes du 19ème siècle, et l’autre camp comme ses colonies.

​Certains d’entre eux tentent d’obtenir le soutien financier et électoral du lobby arménien avant les élections au Parlement européen. Kaspar Karapetyan, un citoyen grec d'origine arménienne vivant à Bruxelles et dont le nom est impliqué dans des affaires de blanchiment d'argent et de fraude financière, soutient notamment les députés européens corrompus dans cette affaire. Karapetyan, qui est engagé dans le commerce du diamant, tente même de s'immiscer dans l'agenda général de l'Union européenne en utilisant un groupe de députés qu'il a capturés, et de ne pas inclure le commerce du diamant dans le 13e paquet de sanctions de l'UE contre la Russie, car cela ne correspond pas à ses intérêts commerciaux. Ainsi, certains députés européens, qui n'ont pas tiré les leçons du scandale de corruption lié à l'ancienne vice-présidente du Parlement européen Eva Kayli, sont cette fois tombés dans le piège financier de Kaspar Karapetyan.

Quoi qu’il en soit, comme par le passé, l’Azerbaïdjan continuera de suivre la voie qu’il sait être la bonne et répondra de manière appropriée à toutes les allégations fausses et infondées à son encontre. L'Azerbaïdjan n'a aucune obligation envers l'Union européenne ou le Parlement européen, Bruxelles officielle ne peut pas forcer l'Azerbaïdjan à faire quoi que ce soit contrairement à sa volonté ni menacer de sanctions. Plus tôt le Parlement européen, la France et certains responsables de l’UE s’en rendront compte, mieux ce seront pour les relations bilatérales et la stabilité régionale.

Texte traduit par l'APA

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