Il existe une certaine contradiction dans la structure de l’ONU.
APA rapporte que c’est ce qu’a déclaré Vaira Vike-Freiberga, co-présidente du Centre International Nizami Ganjavi et ancienne présidente de la Lettonie, lors de la cérémonie d’ouverture du XIII Forum mondial de Bakou.
« Beaucoup regrettent que les principes sur lesquels l’ONU a été créée après la Seconde Guerre mondiale – l’ordre mondial fondé sur des règles – aient perdu de leur influence. Cet ordre reposait sur certaines règles, et il existait une compréhension commune de ce qui est juste ou injuste, de ce qui est acceptable ou inacceptable. Ces principes devaient s’appliquer tant à la gouvernance interne des pays qu’aux relations internationales. Certains observateurs venant de différents continents notent que ces règles se sont principalement formées dans le monde occidental. En effet, ces principes se sont développés au fil des siècles dans le monde occidental, malgré de fortes résistances. En réalité, avant la Seconde Guerre mondiale, l’Europe n’était pas un exemple de paix et de prospérité. Quand j’étais enfant, j’ai vécu dans des camps de réfugiés en Allemagne, et après la guerre, nous avons grandi pendant de longues années dans la faim et les difficultés, jusqu’à ce que différents pays acceptent les réfugiés. À cette époque, il n’y avait pas de primauté du droit. En Allemagne nazie, un dictateur et son système avaient été vaincus, mais un autre dictateur – Joseph Staline – et l’Union soviétique restaient au pouvoir. L’idée de justice pour tous semblait très éloignée.
Cependant, il existe une certaine contradiction dans la structure de l’ONU. D’une part, il existe le principe de reconnaissance des droits souverains de chaque État membre, ce qui implique que les États doivent respecter le droit international. D’autre part, la structure du Conseil de sécurité – avec ses cinq membres permanents dotés du droit de veto – contredit ce principe dans une certaine mesure. En effet, ce système accorde davantage de pouvoir aux vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale, alors qu’aujourd’hui la répartition de la population mondiale et de la puissance économique est différente », a-t-elle souligné.